Si l’institution financière tire la sonnette d’alarme sur les risques élevés de pénuries alimentaires localisées dans la Corne de l’Afrique, la Banque mondiale entrevoit cependant une stabilité des prix des matières premières en 2018.

Image illustrative de la Banque mondiale. © La–croix.com

 

Selon les prévisions de la Banque mondiale dans le World Development Report, publié le 28 octobre, «les prix des matières premières devraient être stables en 2018». L’institution financière table sur une stabilité des cours du pétrole-gaz et charbon, après les bonds de l’ordre de 24% observés en 2017.

Cette embellie dépendra toutefois «de la poursuite ou pas de la politique de limitation des exportations de l’Organisation des pays explorateurs du pétrole (Opep), du rythme de production pétrolière des États-Unis et de la politique environnementale chinoise», peut-on lire dans le rapport. L’année 2018 devrait voir apparaître «une véritable stabilité des prix des métaux après les envolées de 22% observées en 2017», a estimé la Banque mondiale.

En ce qui concerne les cours du cuivre, ceux-ci «ne monteront que très peu, alors qu’on pourrait enregistrer la rechute des prix du minerai de fer, compensée par une nouvelle légère hausse, des métaux non ferreux tels que : le plomb, l’étain, le zinc et le nickel».

La Banque mondiale s’attend à une stabilisation remarquable des prix agricoles en 2018. Avec, notamment, «une accalmie des cours des produits tropicaux : petite hausse de 3% prévue du cacao après l’effondrement de 30 % cette année. Stabilité des cours du café après la hausse de 15% du robusta et la baisse de 6 % de l’arabica observées en 2017».

En revanche, le World Development Report entrevoit «une légère remontée des coûts des céréales, des oléagineux et de la viande malgré la baisse du niveau mondial des récoltes».

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga