Plusieurs sujets chauds de l’actualité sportive nationale ont été commentés par le ministre des Sports, le 13 avril à Libreville.

Le ministre des Sports face à la presse, le 13 avril 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

Le ministre des Sports est longuement revenu sur les sujets chauds de l’actualité sportive nationale, le 13 avril à Libreville. De la récente sortie d’Antony Obame à l’élection du président de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), en passant par la non participation du Gabon à la Coupe de l’Union des fédérations de football d’Afrique Centrale(Uniffac), Mathias Otounga Ossibadjouo n’a éludé aucun point.

© Gabonreview

S’agissant du dernier point, le ministre des Sports a ouvertement reconnu que les torts sont entièrement gabonais. Si l’Uniffac a justifié la non participation du Gabon par la non confirmation de sa participation dans les délais requis, Mathias Otounga Ossibadjouo, lui, y voit d’autres motivations. «L’Uniffac nous reproche de ne pas avoir pu trouver un accord de siège. Tout comme elle nous reproche de ne pas avoir trouvé un siège pour l’héberger, alors que nous en sommes secrétaire général. Il nous est également reproché les relations tumultueuses entre le président de cette institution et le président de la Fédération gabonaise de football. Le plus important est de chercher à y remédier plutôt que de jeter l’opprobre sur quelqu’un», a déclaré le membre du gouvernement.

Ce dernier a également commenté les récents propos d’Anthony Obame. Multiple médaillé à la suite de plusieurs compétitions continentales et internationales, le taekwondoïste, privé depuis des années de la subvention de l’Etat gabonais, a étalé sa peine le 9 avril dernier. «Le pays est en difficultés financières et il y a un certain nombre de dossiers en souffrance au Trésor. Et le dossier d’Anthony Obame fait partie de ces dossiers en instance au Trésor. Mais l’Etat réaffirme sa disponibilité et son soutien total à ce combattant de haut niveau faisant honneur au Gabon», a soutenu le ministre des Sports.

En 2016, notamment, en attendant l’aboutissement de sa subvention, l’Etat avait consentis de gros efforts pour permettre au combattant de préparer au mieux les compétitions dans lesquelles il était engagé. «Maintenant, il faut comprendre qu’Anthony Obame vit hors du pays et les délais qui sont les nôtres le gênent forcément dans sa vie en Europe. Mais cela ne veut pas dire que l’Etat ne l’assiste pas», a insisté Mathias Otounga Ossibadjouo. Selon certaines indiscrétions, la subvention annuelle du taekwondoïste est de 100 millions de francs CFA par an. Soit le tiers de la subvention consentie aux athlètes dits de «haut niveau».

Prévu le 21 avril prochain, le renouvellement du bureau exécutif de la Fegafoot a également arraché quelques commentaires au patron du département des Sports. «Le ministère n’a pas à se mêler des questions électorales. Notre département souhaite simplement qu’il y ait un management fort, nous permettant de dépasser un certain nombre d’erreurs. Et, que le scrutin se déroule dans la sérénité et la démocratie», a souligné Mathias Otounga Ossibadjouo.