Le principal marché de Libreville a de nouveau été ravagé par des flammes dont l’origine reste inconnue.

Des volontaires contre le feu… avec des seaux. © Gabonreview
Des volontaires contre le feu… avec des seaux. © Gabonreview

 

Un aperçu des dégâts. © Gabonreview
Un aperçu des dégâts. © Gabonreview

Moins de 2 ans après l’incendie qui en a ravagé une grande partie, voici que le marché de Mont-Bouët a été, dans la nuit du 27 au 28 octobre dernier, victime d’un nouvel incendie.Si les précédents incendies avaient consumé un marché fait de matériaux de récupération et hautement inflammables, assortie de branchements électriques anarchiques, aujourd’hui ce sont des bâtiments construits dans l’objectif d’assurer la sécurité des commerçants et de leurs diverses marchandises qui ont été ravagés par les flammes.

Selon plusieurs témoignages, le feu, qui a brûlé pendant une grande partie de la journée du 28 octobre sur le plus grand espace commercial de la capitale, aurait été causé par un court-circuit. Même si aucune source officielle n’a confirmé cette thèse, il n’en demeure pas moins que les flammes étaient d’une rare violence, attisées par de nombreux produits. Les pompiers ont eu tout le mal du monde pour venir à bout de l’énorme combustion. La plupart des bouches d’incendie installées dans la zone ne fonctionnant pas, leurs camions ont été contraints à une multitude de tour toute la journée, tandis que certains volontaires avaient créé une chaine pour combattre les flammes avec des seaux d’eau.

Le feu serait parti du côté du carrefour Petit-Paris pour progresser et brûler l’espace appelé communément «marché de Patience». L’heure à laquelle les flammes se sont signalées – on parle de 4 h du matin – n’a pas aidé les commerçants à récupérer leurs biens. D’autant que plus les vigiles ont été surpris. Pour l’heure, les dégâts ne sont pas évalués. Mais les larmes des commerçants en disent long sur le volume des pertes. Car, en plus de la marchandise, il y a les revenus quotidiens, qui étaient planqués dans les boutiques. Des témoins indiquent que des commerçants faisant, en parallèle, dans le transfert d’argent auraient perdu plusieurs dizaines de millions de francs CFA à eux-seuls.

A ce qu’il semble, les magasins rasés par le sinistre appartiendraient, pour la plupart à des commerçants d’origine libanaise, sénégalaise, malienne et mauritanienne, notamment. Le plus consternant est le fait que tous ces commerces n’étaient nullement assurés. D’où la tristesse et le désarroi des commerçants, toujours inconsolables.

Si la thèse du court-circuit électrique est privilégiée, l’on n’oublie pas les guéguerres larvées entre diverses nationalités, notamment entre Maliens, Libanais et Sénégalais pour le contrôle du marché. Affaire à suivre…