Le 5 juillet 2017, le marché financier de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a été en ébullition. En dehors du Gabon qui espérait lever près de 11 milliards de francs CFA, le Cameroun, le Congo et la République centrafricaine (RCA) étaient dans la danse pour l’émission des Bons de trésors assimilables (BTA).

Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). © D.R.

 

L’affluence des pays d’Afrique centrale sur le marché des titres de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de centrale (BEAC) prend de l’ampleur cette année. Selon des observateurs, après un tour très prolifique le mois passé, des pays comme le Gabon, le Cameroun, le Congo et la Centrafrique y ont encore été présents le mercredi 5 juillet. A ces quatre pays, l’objectif était de mobiliser une enveloppe globale de 28 milliards de francs CFA, à travers une émission de titres publics.

Cette fois-ci, le Gabon s’est taillé la part du lion. Plus gros émetteur pour l’opération, le Gabon a voulu lever près de 11 milliards de francs CFA, à travers cette émission de bons du Trésor assimilables (BTA) d’une maturité de 26 semaines. Pour les observateurs, malgré les besoins en fonds pour relancer l’économie, ces allers et retours sur le marché des titres aggravent davantage le niveau d’endettement du pays.

Depuis 2015, avec la crise des prix du pétrole, dont les revenus constituent la base de l’économie des quatre autres pays de la zone Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cemac) -Gabon, Tchad, Congo et Guinée équatoriale-, plusieurs Etats vivent au rythme incessant des difficultés de trésorerie. D’après les données de la BEAC, depuis le lancement du marché financier en 2011, les Etats de la sous-région ont mobilisé pas moins de 4 000 milliards de francs CFA.

Dans cette opération, la Centrafrique a tenté de mobiliser 4 milliards de francs CFA. Elle a procédé de la même manière que le Gabon. Le Trésor public camerounais, quant à lui, est déjà à sa troisième émission en seulement un mois. Pour cette nouvelle opération, le pays a tenté de lever 5 milliards de francs CFA, tandis que le Congo a essayé de collecter auprès des souscripteurs 8 milliards de francs CFA, avec une émission de BTA d’une durée de maturité identique à celle du Cameroun.

D’après la BEAC, les titres émis sur son marché sont «dématérialisés» et «assimilables», les BTA et les OTA. Les premiers sont émis pour des durées de «maturité de 13, 26 et 25 semaines, dont la valeur nominale est fixée à 1 million de francs CFA et dont les intérêts sont précomptés». Les OTA eux sont émises pour des durées de maturités «supérieures ou égales à deux ans, pour une valeur nominale de 10 000 francs CFA et dont les intérêts sont payables annuellement».