Réunis le 31 octobre à N’Djamena, au Tchad, les chefs d’Etat de la Cemac ont tranché sur la question du rapprochement des deux bourses de la sous-région. Le siège de la bourse des valeurs régionale a été établi à Douala, au Cameroun. Libreville conserve le siège de la Cosumaf.

Le siège de la Douala Stock Exchange à Douala. © pbs.twimg.com

 

Ayant eu, de longues années durant, des allures de duel économique entre le Gabon et le Cameroun, l’anomalie de l’existence de deux bourses de valeurs dans la sous-région a été corrigée le 31 octobre à N’Djamena, par les chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). En effet, examinant la question du rapprochement des bourses de valeur régionale, la Conférence extraordinaire des chefs d’Etat de la Cemac a décidé de «fixer le siège du Régulateur du marché financier régional (Cosumaf, Ndlr) à Libreville et celui de la Bourse des valeurs régionale à Douala».

Dans le même temps, la Conférence a désigné la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) comme dépositaire central. Cette décision consacre ainsi la fin de la dualité de bourses des valeurs régionale au sein d’un même espace économique. En effet, la Cemac était à la fois dotée de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), à Libreville, et de la Douala Stock Exchange (DSX), à Douala.

Reste à savoir quelle sera la dénomination de la Bourse des valeurs régionale. S’appellera-t-elle toujours Douala Stock Exchange, ou alors les Etats pencheront-ils pour une dénomination plus «généraliste» ? La question reste posée et pourrait être au cœur d’un nouveau débat.