Dynamique unitaire (DN) a interpellé les forces de défense et de sécurité, dans le cadre de la marche prévue le 28 août à Libreville, demandant à celles-ci l’encadrement de la manifestation et non sa répression.

Dynamique unitaire a appelé la police, notamment, a joué sa partition en protégeant les manifestants lors de la marche du 28 août 2018 à Libreville. © bdk.bmcdn.dk

 

A 24 heures de sa marche prévue le 28 août à Libreville, Dynamique unitaire (DN) a interpellé les forces de défense de sécurité sur leur rôle lors de cette manifestation d’envergure. «Nous demandons votre protection pendant la marche du 28 août. Notre combat est votre combat, notre victoire est votre victoire», a écrit le président de DN dans une lettre ouverte aux forces de défense de sécurité.

«Aussi, nous vous mettons face à vos responsabilités, au respect de votre serment républicain pour le peuple et la justice sociale, de la paix et de la prospérité retrouvée», a poursuivi Jean Remy Yama. Cette démarche de la confédération syndicale est motivée par un amer constat en pareille situation : la répression des manifestations publiques par les forces de l’ordre, à défaut de leur interdiction pure et simple.

Face à cette réalité, Jean Remy Yama a rappelé certaines dispositions de la Loi n°001/2017 du 3 août 2017, relative aux réunions et manifestations publiques. «On ne demande pas une autorisation de manifester mais on déclare son intention de manifester. Par cette déclaration, les forces de sécurité doivent encadrer la manifestation. C’est à l’autorité (ministre de l’Intérieur, gouverneur, etc.) d’interdire la manifestation s’il y a un risque de trouble à l’ordre public. Elle est tenue de le faire 48 heures avant la manifestation. Il n’est mentionné nulle part que le ministre de l’Intérieur ou le gouverneur doit autoriser une manifestation. Les manifestations publiques que les forces de sécurité doivent disperser, sont celles où il n’y a pas eu de déclaration ou lorsqu’elles sont interdites», a souligné le président de DN.

Et Jean Remy Yama d’affirmer qu’étant à 24 heures d’une «manifestation déclarée et non interdite», la marche du 28 août est «légale». A cet effet, DN a réitéré aux forces de défense et de sécurité : «Vous êtes des Gabonais, vous n’êtes pas en guerre contre d’autres Gabonais, qui plus est sont vos pères, mères, sœurs, frères et enfants». L’appel de la confédération syndicale sera-t-il entendu ? Réponse le 28 août.