Alors qu’une dizaine d’arrestations avait été annoncée au terme de la marche du vendredi 25 août dernier à Libreville, celle du 4 septembre intervenue après le rassemblement convoqué par l’opposition aurait débouché une nouvelle fois sur de nombreuses arrestations.

Plusieurs arrestations des partisans de l’opposition après la marche improvisée du 4 septembre à Libreville. © Gabonreview

 

La marche de la Coalition pour la nouvelle république (CNR), le 4 septembre à Libreville, aurait de nouveau enregistré des arrestations chez les partisans du changement. «De nombreuses personnes vraisemblablement», selon Anaclet Bissielo, membre de la cellule communication de la CNR, seraient détenues au sein des cellules des forces de sécurité. Parmi les personnes interpellées, quatre sont formellement identifiés. Trois d’entre elles appartiendraient au Mouvement des amis de Guy Nzouba Ndama (MAGMM). Selon Yves Térence Sima Ovono, l’un des leaders de ce mouvement, les membres de son association se trouvent actuellement dans les cellules de la Direction de sureté urbaine (DSU), parmi eux, son secrétaire général.

Trois des quatre personnes appréhendées par les policiers tentaient d’échapper à l’assaut des forces de l’ordre. Tandis qu’un autre, manifestement en visite chez des parents dont le domicile est mitoyen au QG de Jean Ping, aurait également été happé à son tour. Des informations qui filtrent de la DSU, les “résistants” devraient être déférés le Jeudi 7 septembre prochain.

Ce scénario qui devient habituel à chaque sortie des opposants, semble à bien des égards rappeler les évènements post-électoraux de 2016. On se souvient qu’après une vague d’arrestations, ainsi qu’un torrent d’invectives entre camps opposés, l’escalade semblait inarrêtable. Aujourd’hui, les signes avant-coureurs de ces agissements réapparaissent à l’indifférence des acteurs des deux camps.

Auteur : Alain Mouanda