Marc Saturnin N’nang Nguema, président-fondateur du Parti libéral démocrate (PLD) et membre-fondateur du Parti gabonais du progrès (PGP) dans le début des années 1990, ancien Secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), acteur de la Conférence nationale de 1990, est décédé le mercredi 7 novembre dernier à l’âge de 78 ans des suites d’une maladie.

Marc Saturnin Nang N'nguema en 2011 - © JCI OKOSSA 2001

Né le 13 avril 1934 à Lambaréné, dans la province du Moyen Ogooué, Marc Saturnin N’nang Nguema est présenté comme l’une des figures emblématiques de l’opposition gabonaise de sa génération.

Docteur en économie, diplômé en Sciences Politiques, option Administration des Affaires, Marc Saturnin N’nang Nguema s’est d’abord engagé dans la fonction publique française avant l’indépendance du Gabon en 1960. De retour au pays natal, il devient directeur des Affaires économiques en 1963. En 1964, il entame une carrière internationale dans le système des Nations Unies. Il devient alors conseiller du directeur exécutif du Fonds monétaire international (FMI).

Voulant découvrir d’autres horizons, nanti par ailleurs de son parchemin de diplômé d’économie, il entre dans le secteur du pétrole. C’est à Elf Aquitaine qu’il s’engage et occupe de 1976 à 1981 le poste de Directeur général adjoint d’Elf Gabon. En 1981, il est élu secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Il occupe le poste jusqu’en 1983.

Entre temps, il a été nommé conseiller du président de la République Omar Bongo Ondimba. Le vent de la démocratie soufflant sur la majeur partie des pays d’Afrique en 1990, il démissionne de son poste de conseiller en embrasse le front de l’opposition. De ce fait, c’est avec Me Pierre-Louis Agondjo Okawé qu’il va fonder le PGP aux côtés de Joseph Rendjambè et Benoît Mouity Nzamba.

Les choses ne sont pas bien déroulées et en 1992, il quitte le PGP pour créer sa propre formation politique : le Parti libéral démocrate (PLD). C’est sous cette bannière qu’il se présente en 1993 à l’élection présidentielle du 5 décembre. Il est classé dixième avec 0,86% des voix et l’élection est remporté par Omar Bongo. Plus tard, il rejoint le Congrès pour la démocratie et la justice (CDJ) dont il est le président jusqu’en 2000, avant de céder sa place à Jules-Aristide Bourdès Ogouliguendé.

Le 29 novembre 2004, Marc Saturnin N’nang Nguema a été arrêté et accusé de détention d’armes dans sa propriété à Lambaréné.