A l’approche des législatives devant être suivies des locales, la présidente du Sénat espère que plus de femmes seront investies par les partis politiques de différents bords. Elle en fait «un impératif de justice sociale».

Lucie Milebou Mboussou, présidente du Sénat, le 29 juin 2018, à Libreville. © D.R.

 

Les partis de l’opposition et de la majorité devraient investir plus de jeunes et davantage de femmes lors des prochaines élections, à commencer par les législatives prévues avant la fin de cette année. C’est le souhait de Lucie Milebou Mboussou. La présidente du Sénat se rappelle d’ailleurs que la Constitution s’est récemment dotée d’un paragraphe nouveau dans lequel il est clairement établi que «l’Etat favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux ainsi qu’aux responsabilités politiques et professionnelles». Il s’agit, estime-t-elle, d’«une avancée non seulement du processus démocratique dont la base repose sur l’égalité entre les sexes mais également, un moteur essentiel à l’accélération des progrès en matière de développement durable».

Pour Lucie Milebou Mboussou, «promouvoir la participation des femmes à la vie publique répond à un impératif de justice sociale». Aussi, pense-t-elle que, «plus nous aurons des femmes au sein des instances décisionnelles, mieux seront prises en compte les intérêts d’une partie considérable de la population gabonaise».

«Nous sommes convaincus, dit-elle, que la conjugaison du renforcement des capacités techniques d’autonomisation (des femmes) et l’éradication des discriminations impactera fortement, à court terme, la visibilité des femmes lors des prochaines joutes électorales, la consolidation de notre démocratie, et à long terme, l’émergence de notre pays.»