Face à ces maladies responsables de près de 70% des décès prématurés dans le monde, la première dame a recommandé la prévention, le 23 novembre à Libreville.

La première dame du Gabon souhaite qu’un accent soit mis sur la prévention. © Gabonreview

 

Les praticiens au cours du 7e congrès de la Sogaped. © Gabonreview

«La prévention est la meilleure arme dont nous disposons parmi les stratégies adaptées pour assurer une meilleure qualité de vie au patient dans le cadre des maladies non transmissibles», a déclaré Sylvia Bongo. La première s’est ainsi exprimée lors du 7e congrès de la société gabonaise de pédiatrie (Sogaped) sous le thème «Les maladies non transmissibles de l’enfant», ouvert le 23 novembre à Libreville.

Consciente que le vaccin peut être la réponse, la première dame a cependant préconisé d’«agir en amont pour freiner les maladies non transmissibles, mais aussi les maladies infectieuses». De même, elle s’est interrogée sur les raisons qui rendent inopérantes l’efficacité de ce moyen de prévention. «Comment expliquer (…) qu’une majorité d’enfants ne soient pas vaccinés ? Pourquoi certains ne disposent-ils pas de carnets de santé ou pourquoi d’autres en ont plusieurs ?», a-t-elle demandé.

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Autant de questions dont les réponses apparaissent comme les facteurs principaux de l’inefficacité du vaccin. Car, si le vaccin qui est obligatoire était suivi, les campagnes de vaccination ne s’imposeraient pas, à en croire Sylvia Bongo. De même, si tous les enfants étaient déclarés à l’état civil, ils bénéficieraient des prestations sociales susceptibles d’être un frein aux maladies.

L’épouse du chef de l’Etat a appelé à plus d’engagement, de rigueur et d’adoption de bonnes pratiques à tous les niveaux de la société. Son engagement contre les cancers participe entre autres à «une protection efficace et durable de nos enfants», a-t-elle affirmé.

Pour la ministre d’Etat à la Santé, le Gabon s’est engagé dans la protection de la santé de l’enfant. La sensibilisation, la nutrition, l’hygiène la prévention sont exécutés dans différents programmes. Le tout, pour favoriser une qualité de vie propice à une croissance et un développement psychomoteur optimal de l’enfant. «Le but étant de prévenir les maladies non transmissible de l’enfant, parmi lesquelles : l’hypertension artérielle et le diabète», a indiqué Denise Mekam’ne.

Dans la perspective d’atteindre les objectifs mondiaux fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), notamment promouvoir les actions préventives, renforcer le système de soins, intensifier la surveillance, «il est plus que nécessaire que nous nous attelions à atteindre ensemble ces objectifs», a relevé le ministre de la Santé.

S’achevant le 24 novembre, les assises de la Sogaped prévoient fournir des recommandations pertinentes à adapter aux politiques publiques.

Daniel Gahouma, vice-président de la Sogaped, a estimé que «nous pouvons dire sans triomphalisme que la Sogaped a rempli son rôle d’animateur de la formation continue». Une assemblée générale va conclure les travaux de Libreville, avec en point d’orgue : le renouvellement du bureau.

Auteur : Alain Mouanda