Les partis politiques membres de la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence ont appelé le 21 octobre 2017, au calme et au ressaisissement au sein de cette mouvance acquise au président de la République.

Le président de l’Union pour le développement et la liberté (UDL), Jean Emane Eyone. © D.R.

 

Après une semaine tendue, marquée par des critiques acerbes entre le secrétaire exécutif du Bloc démocratique chrétien (BDC), Guy Christian Mavioga, et le porte-parole du Parti démocratique gabonais (PDG), Clémence Mezui ; les partis de la Majorité républicaine et sociale souhaitent l’accalmie.

Ils ont décidé le 21 octobre de mettre un terme à cette guéguerre, en appelant à la «sérénité aux fins de construire un avenir en confiance et réaffirment leur indéfectible soutien à Ali Bongo Ondimba».

La brouille entre le PDG est ses alliés est partie d’une sortie musclée du secrétaire exécutif du Bloc démocratique chrétien, Guy Christian Mavioga, à l’occasion du huitième anniversaire de la présidence d’Ali Bongo. Ce dernier avait clairement demandé au chef de l’Etat de créer son propre parti car, «le PDG à l’étape actuelle, est le premier danger du Gabon».

Les membres de la mouvance présidentielle se sont réunis le 20 octobre, au siège du Conseil national de la démocratie, pour apprécier la teneur de la déclaration du secrétaire exécutif du Bloc démocratique chrétien, par ailleurs porte-parole de la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence.

Sans donné tort à Guy Christian Mavioga, les représentants des partis membres de cette famille politique ont estimé qu’ils avaient le droit de s’inquiéter des écarts et dysfonctionnements du PDG, En effet, «Le rôle prépondérant que joue le Parti démocratique gabonais sert d’aiguillon à l’action du gouvernement et du Gabon et donc justifie que les autres partis politiques membres de la majorité se préoccupent des disfonctionnements internes que connaît ce parti, sans que cela n’apparaisse comme une ingérence ou une tentative de déstabilisation de ce parti locomotive de notre bord politique», a souligné le président de l’Union pour le développement et la liberté (UDL), Jean Emane Eyone.

L’appel du 21 octobre permettra-t-il de ramener la sérénité au sein de la Majorité présidentielle ? Rien n’est moins sûr. Beaucoup au PDG considèrent les sorties de ces partis alliés comme des simples bourdonnements de la mouche du coche.