Né de la fusion de l’aile de l’Alliance démocratique et républicaine (Adere) de Florentin Moussavou et du Front pour la démocratie et le progrès (FDP), le parti Conscience et action citoyenne (CAC) vient agrandir la famille de la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence (MRSE), et annonce sa participation aux prochaines législatives.

Florentin Moussavou (à gauche) et Jean-Aimé Moudodo, le 7 mars 2018, à Libreville. © L’Union/Sonapresse

 

Après des mois d’une bataille juridique qu’il avait fini par perdre, Florentin Moussavou ne souhaite plus entendre parler de l’Adere, dont il présidait une aile. «Ce parti à la fondation duquel j’ai consacré mon énergie et ma vie a vu, au fur et à mesure du temps, notamment ces deux dernières années, son image abimée par une crise interne d’une rare violence. Cela appartient désormais au passé», a déclaré l’ancien ministre de l’Education nationale à la faveur d’un congrès extraordinaire constitutif tenu mercredi 7 mars, ayant vu la présentation puis le lancement officiel de Conscience et action citoyenne.

Né des cendres du FDP de Jean-Aimé Moudodo et présidé par Florentin Moussavou, ce nouveau parti entend soutenir le projet politique d’Ali Bongo. La CAC, selon ses responsables, poursuivra notamment son «combat politique en rangs serrés» au sein de la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence (MRSE).

«Conscience et action citoyenne prendra part (aux législatives de 2018), parce que nous croyons en l’avenir de ce pays. Nous y prendrons part dans le respect des règles et des usages que nous connaissons tous au sein de la majorité», a par ailleurs annoncé Florentin Moussavou.