Emboitant le pas à nombre d’administrations publiques, le personnel de l’hôtel de ville de Libreville a déclenché une grève générale illimitée ce 5 janvier, pour exiger la satisfaction de l’ensemble de ses revendications.

Des grévistes dans l’enceinte de la mairie de Libreville, le 5 janvier 2017. © Gabonreview

 

Le torrent de grèves secouant l’administration a atteint l’hôtel de ville de Libreville, où le personnel a déclenché un mouvement d’humeur, ce 5 janvier. Une grève générale illimitée dictée par la non satisfaction, par les autorités municipales, des revendications des grévistes.

Selon un gréviste, les agents de la mairie ne percevraient à ce jour qu’une somme de 15000 francs CFA en guise de primes de logement et 17 000 francs d’indemnités de transports. Ce qui, à son avis, semble dérisoire. D’autant que «la municipalité de Libreville a enregistré sur la période 2014-2015, un excédent budgétaire de 13 milliards de francs CFA», a affirmé Joe Fred Madouta.

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Depuis l’arrivée de l’actuel édile à la tête de la Mairie de Libreville, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ne serait plus payée depuis 2014. De plus, les agents municipaux ne seraient toujours pas entrés en possession de cartes professionnelles alors que «les budgets y relatifs sont  dégagés depuis 2014».

Par ailleurs, les agents grévistes réclament également le versement de primes de fonctions et l’effectivité de l’avancement automatique. Deux revendications considérées, à leurs yeux, comme un droit non négociable. Autant d’éléments ayant donc poussé las agents à interrompre le travail pour observer un mouvement d’humeur, qui ne sera levé qu’à la satisfaction totale de leurs revendications.

Interpellées sur ce mouvement d’humeur, les autorités municipales ont préféré garder le silence. 2017 commence sous un mauvais signe à l’hôtel de ville de Libreville et vu la détermination des grévistes, le retour à la sérénité n’est pas pour demain.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga (stagiaire)