Le budget primitif 2017 de l’hôtel de ville de Libreville, a été arrêté à plus de 26 milliards de francs CFA, le 15 mai dernier. Une cagnotte en baisse de plus de 696 millions de francs par rapport à l’exercice précédent.

Entrée principale de l’hôtel de ville de Libreville. © rtngabon.org

 

Sous la présidence de l’édile de Libreville, la session ordinaire d’examen et d’adoption du budget primitif de la commune de Libreville, comptant pour l’exercice 2017, s’est tenue le 15 mai dernier à Libreville. Le projet de budget primitif 2017 de l’hôtel de ville de Libreville, a ainsi été arrêté, en recettes et en dépenses, à plus de 26 milliards de francs CFA. Soit une baisse de plus de 696 millions de francs par rapport à l’exercice précédent.

A cette occasion, le maire de Libreville a glissé quelques mots sur la tenue de cette session, tenue bien au-delà des délais prescrits par les textes. «Cette situation récurrente et regrettable trouve ses raisons dans les pratiques et procédures, que les ministères technique et financier espèrent pouvoir résorber dans les meilleurs délais», a expliqué Rose Christiane Ossouka Raponda, relayé par l’hebdomadaire Matin Equatorial.

Concernant le budget primitif, celui-ci a été déterminé en tenant compte des perspectives économiques et financières nationales arrêtées lors de l’élaboration de la loi des finances de l’année en cours, mais également sur la base des réalisations des recettes propres des exercices 2014 et 2016, mises en recouvrement par l’ordonnateur d’une part, et de la conjoncture économique défavorable, d’autre part.

Ainsi, Rose Christiane Ossouka Raponda a rappelé que ce projet de budget est adossé sur le contexte macro-économique national, requérant beaucoup de prudence. «Il préserve également les grands équilibres entres les sections ordinaires et extraordinaires, permettra de pouvoir assainir, améliorer et faire en sorte que les performances en matière de recouvrements des recettes et d’efficacité de la dépense soient toujours de mise, tel que débuté en 2014», a-t-elle estimé.

Par ailleurs, à défaut de l’effectivité de la loi 15/96 relatives à la décentralisation, les mairies d’arrondissement, quant à elles, devront se contenter de crédits. «Grâce à ces efforts, les crédits alloués aux arrondissements seront reconduits à leurs taux de l’exercice de l’année écoulée», a conclu Rose Christiane Ossouka Raponda.

Reste à savoir si la mairie de Libreville pourra atteindre ses objectifs pour le compte de l’exercice 2017. Plombée qu’elle est, dans son action, par son imposante masse salariale, évaluée à environ 11 milliards de francs CFA par an.