Gros coup de filet de la Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC) qui vient de mettre la main sur un stock de 1 500 cartons, soit 3,6 millions de paquets de serviettes hygiéniques contrefaites et «impropres» à la consommation.

Gabonreview.com - Main basse sur les mauvaises «Nana» de Libreville

 

L’opération s’est déroulée le 31 juillet à Lalala, un quartier populaire de Libreville. «Nous sommes là parce que nous avons arraisonné un stock de serviettes hygiéniques qui n’est pas approprié, grâce à la collaboration internationale qui nous a mis en alerte par rapport à ce produit», a déclaré Pierre Guy Boudianguela, directeur général de la DGCC, relayé par l’AGP.

Selon Pierre Guy Boudianguela, l’importateur exclusif de ce produit au Gabon a collaboré avec la DGCC pour renvoyer les serviettes hygiéniques vers le pays d’où il a été importé. Les serviettes hygiéniques saisies provenaient en effet de la Chine alors que le produit original est fabriqué en Tunisie. Il s’agit de serviettes de la marque Nana.

«Ces serviettes hygiéniques contrefaites ne respectent les normes en vigueur et peuvent avoir des effets néfastes sur la santé des femmes», ont affirmé les agents de la DGCC. Une opération de plus au bénéfice de la population, en dépit des «mauvaises langues» qui estiment que l’administration ne fait pas correctement son travail, notamment en matière de stabilisation des prix.

«On dit beaucoup des mauvaises choses sur la DGCC (…) pourtant La DGCC s’occupe tous les jours du minimum qu’il faut pour assurer le bien-être, notamment alimentaire des consommateurs que vraisemblablement ces derniers se sentent toujours insatisfaits», a indiqué Pierre Guy Boudianguela. Peut-être attendent-ils un peu plus que le minimum !

Créée en août 2004, la DGCC est le principal instrument d’animation de la politique gouvernementale de la concurrence et de la consommation. Ses missions s’articulent autour de trois piliers que sont la régulation concurrentielle du marché, le contrôle de la qualité et de la sécurité des biens et services, et la mission de protection des intérêts des consommateurs. La structure manque cruellement de moyens logistiques et techniques pour remplir pleinement son rôle, pourtant crucial pour la santé des consommateurs, notamment.