Dans son discours de vœux aux Gabonais, publié intégralement ci-après, le vice président de la République appelle à mettre fin aux spéculations, notamment sur l’état de santé d’Ali Bongo, et à laisser place au travail. Il ne manque pas d’inviter ceux ayant tiré des moyens de l’Etat à les réinvestir dans la création d’emplois au profit des jeunes.

Pierre-Claver Maganga Moussavou, le vice-président de la République. © V. Fournier/Jeune Afrique

 

Suite aux vœux de Monsieur le président de la République, Chef de l’État, adressés au peuple gabonais pour cette nouvelle année 2019, l’heure n’est plus aux spéculations mais à la mise au travail de tous.

Notre jeunesse a besoin d’une classe politique exemplaire et lucide qui ne perd pas son temps en conjectures. Nombreux parmi nous ont des moyens tirés de la manière dont nous avons servi l’Etat. Nos esprits inventifs doivent se tourner vers le concret, créer des activités qui procurent des emplois à tous ces jeunes qui n’attendent que notre soutien à tous.

La faiblesse de notre économie vient aussi du fait que l’État ne bénéficie pas de relais locaux pour la conduite de son développement, aux fins de générer plus d’opportunités en dehors de la fonction publique et des entreprises parapubliques qui (…) ne rapportent pas de milliards dans les caisses de l’Etat.

Faut-il par ailleurs appeler à la conscience de ceux qui vivent chez nous, qui s’enrichissent à partir des activités lucratives qu’ils y mènent. Aussi, sans contrainte aucune, nous voulons les mobiliser; nous les appelons à réinvestir en 2019 au Gabon, pays de leur prospérité afin d’aider à la stabilité et à la paix.

Formulons donc tous le vœu qu’en 2019, nous puissions, chacun à sa mesure, nous consacrer au développement, à la création de la prospérité pour ainsi veiller au bien-être de tous.

Le vivre-ensemble dont se préoccupe notre président Bongo Ondimba auquel tout le peuple gabonais souhaite un prompt rétablissement, est bien à ce prix.