Le Gabon a organisé, le 8 juin, sa première édition du concours «Ma thèse en 180 secondes». Achtone Christy Nkollo Aganga, seule femme en lice, a été sacrée championne nationale de cette compétition dont la finale internationale est prévue pour septembre prochain en Suisse.

Noé Patrick M’Bondoukwe, Igor Akedengué et la lauréate Achtone Christy Nkollo Aganga, le 8 juin 2018 à l’IFG (Libreville). © Gabonreview

 

Doctorante au département de Géographie à l’Université Omar Bongo (UOB), Achtone Christy Nkollo Aganga a su tirer son épingle du jeu face à ses sept adversaires. Seule femme en lice, a elle a convaincu le jury et le public par la maîtrise du sujet de sa thèse intitulée «Distribution et conservation du lamantin africain dans les sites de Ramsar de Petit Loango et de Setté Cama (Gabon)». Sur les planches de la salle des spectacles de l’Institut français du Gabon (IFG) à Libreville, comme pour ses adversaires, il lui aura fallu 180 secondes, soit trois minutes pour faire sensation.

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Organisé pour la première fois au Gabon, le concours «Ma thèse en 180 secondes» offrait un défi pour le moins difficile aux participants : présenter leurs travaux de recherche en trois minutes, de façon claire, concise et convaincante. Si l’originalité de chacun des concourants était requise, ils avaient pour condition de ne s’appuyer que sur une seule diapositive pour leur présentation. Pour l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), promotrice du concours depuis quatre ans au niveau international, cette compétition a pour vocation de contribuer à la valorisation de la communauté scientifique francophone ainsi qu’à la vulgarisation des travaux de recherche à l’endroit du grand public.

Suivie de Noé Patrick M’Bondoukwe (doctorant en Parasitologie Immunologie) et d’Igor Akedengué (doctorant en Géographie), la lauréate nationale Achtone Christy Nkollo Aganga représentera le Gabon à la grande finale internationale le 27 septembre prochain en Suisse. Elle sera opposée à 13 adversaires venus des différents pays ayant organisé leur concours national. Au Gabon, sur les 15 dossiers de candidatures, seuls huit ont été retenus, dont six de l’UOB et deux de l’Ecole Régionale en Infectiologie Tropicale de Franceville.

A trois mois de la finale internationale, la championne du Gabon affiche sa sérénité. D’autant que, estime-t-elle, son sujet de thèse aborde une question cruciale : la préservation des écosystèmes contre les changements climatiques. Aussi, n’hésite-t-elle pas à exhorter organisateurs et dirigeants à prendre en compte les travaux similaires aux siens, «pour réviser le plan d’aménagement (des sites protégés) qui sont capitales pour notre planète, capitales aussi pour le bassin du Congo».