Elève de 5e dans cet établissement d’enseignement public de Libreville, Dorland Obame Ondo, est décédé le 20 décembre au Centre hospitalier de Libreville (CHUL). Il a succombé de ses blessures, suite à une agression à l’arme blanche d’un de ses condisciples.

Vue du lycée Léon Mba de Libreville. © Maxim Novikovski

 

La journée du 20 décembre n’a pas débuté avec la même ambiance au lycée Léon Mba, devenu complexe Léon Mba. Dorland Obame Ondo a été tué à 17h 45 à l’arme blanche au sein de cet établissement public par l’un de ses condisciples. Selon les informations recueillies sur les lieux, le meurtre fait suite à une rixe.

En effet, alors que chacun croit bien finir cette journée, éclate en milieu d’après-midi, une rixe opposant deux élèves. L’un d’eux, porteur d’une arme blanche, aurait assené plusieurs coups à son condisciple qui, grièvement blessé, est conduit d’urgence dans un centre de soins de Libreville. L’information fait le tour du lycée qui est très vite en émoi et chacun y va de son commentaire.

Des élève du lycée Léon Mba en pleine manifestation, le 22 décembre 2016. © Gabonreview

Le lendemain matin, les portes du lycée s’ouvrent comme si de rien n’était. Sauf que cette journée commence avec des murmures sur le malheureux incident survenu la veille. Mais comme un coup de canon, l’on apprend que le jeune lycéen blessé la veille et qui était en classe de 5e K10  a succombé à ses blessures.

L’administration, le personnel et les élèves du complexe sont sous le choc, dans une atmosphère plombée par la désolation, la tristesse, la détresse et la révolte. Le corps enseignant tient d’urgence une réunion de crise qui, après avoir établi un constat, accouche d’une décision d’observer un arrêt sans préavis des cours et d’effectuer un sit-in   devant le complexe. Objectif : dénoncer l’insécurité notoire ayant entrainé le décès d’un élève agressé à l’arme blanche et l’absence de bureaux et de chaises dans les salles de classe ainsi qu’en salle des professeurs.

Interrogé sur les faits, le principal du collège affirme avoir été alerté par un des enseignants sur la présence d’un élève gisant dans une mare de sang au niveau du complexe. S’étant rendu sur les lieux, Pamphile Toung Ndong a trouvé l’élève avec une grosse plaie au niveau gauche du thorax. Une plaie qui, selon lui, aurait été causée par une arme blanche. Préoccupé par la situation de l’élève, il l’a juste conduit dans un centre de soins sans en savoir plus. C’est de là-bas que l’élève a trouvé la mort à 23 heures.

Selon une source proche des services de la police où est gardé à vue l’élève auteur de ce drame, l’on apprend que ce dernier aurait été comme manipulé par une force surnaturelle. A la question de savoir pour quelle raison il détenait un poignard en plein lycée, l’élève a dit l’avoir eu par dévers lui, pour éplucher les mangues, et qu’il ne serait pas le seul à en disposer dans ce lycée.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga (stagiaire)