Afin de lutter efficacement contre la corruption et les détournements divers, la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) a encouragé, le 20 novembre à Libreville, le gouvernement gabonais à «introduire le paiement électronique au niveau d’un certain nombre d’administrations publiques pour le règlement numérique des biens et services».

«Introduire le paiement électronique au niveau d’un certain nombre d’administrations
publiques pour le règlement numérique des biens et services», devrait permettre de réduire
la corruption, selon Dieudonné Awassi. © Com. CNLCEI

 

La réunion de validation des projets d’avis à soumettre aux membres de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) et de l’Accord d’alerte et de médiation en matière de lutte contre la corruption entre les secteurs public et privé, s’est achevée le 20 novembre à Libreville. Une rencontre à l’issue de laquelle la CNLCEI propose de réduire la circulation du cash au profit de la monnaie électronique, pour «combattre la corruption et optimiser la sécurité du climat des affaires» au Gabon.

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«Au cours des précédentes réunions, nous avons amplement échangé sur la réglementation du travail extra-légal et le développement des paiements électroniques», a déclaré le président de la CNLCEI. «Le pays doit être actuellement au cœur d’une ambition claire : réduire la circulation du cash afin de sécuriser et accélérer les paiements, mais surtout dynamiser le segment porteur des services et combattre la corruption», a ajouté Dieudonné Odounga Awassi.

Le président de la CNLCEI a estimé qu’«aujourd’hui, le gouvernement du pays doit introduire le paiement électronique au niveau d’un certain nombre d’administrations publiques pour le règlement numérique des biens et services ou encore le transfert d’argent». Pour y parvenir, il a invité le gouvernement à l’amélioration de la connectivité Internet qui demeure une nécessité, sans laquelle divers outils de paiement numérique ne pourraient fonctionner. Ce qui implique que le taux de pénétration Internet devrait s’accroître ou s’étendre sur tout le territoire national.

Durant ces travaux de Libreville, les participants ont partagé leurs expériences relatives aux avancées constatées en matière d’intégrité, de bonne gouvernance et de traçabilité des opérations en vue d’optimiser la sécurité du climat des affaires au Gabon.