Sous l’égide de l’Organisation régionale antidopage (Orad) de la Zone IV, la capitale gabonaise abrite, du 11 au 12 septembre, une réunion de haut niveau dont l’objectif est de mettre en commun des ressources afin de lutter contre le dopage.

Vue de la salle à l’ouverture des travaux de la réunion de haut niveau de l’Orad, le 11 septembre 2018 à Libreville. © DR / Capture d’écran Gabon 24

 

L’Organisation régionale antidopage (Orad) de la Zone IV est en conclave à Libreville, où elle tient sa «première réunion de haut niveau». Ouverts le 11 septembre, ces travaux de 48 heures visent à mobiliser et mettre en commun des ressources afin de lutter contre le dopage.

Alain-Claude Bilie-By-Nzé et Rodney Swigelaar lors de leurs interventions. © DR / Capture d’écran Gabon 24

Il est question de réfléchir sur les enjeux et défis pour améliorer les rapports entre les gouvernants, les comités nationaux et l’Orad. Autant d’acteurs dont la collaboration est requise pour une lutte efficace contre le dopage, qui ne constitue pas toujours une priorité pour les Etats du continent.

«La rencontre de ce matin vise entre autres, la réorganisation de notre structure sous-régionale avec un engagement fort des pays à contribuer financièrement», a déclaré le ministre des Sports. «Cette séance de travail vise également à structurer son fonctionnement en vue d’une meilleure mise en œuvre des conformités de nos pays par rapport au code mondial antidopage», a ajouté le ministre Alain-Claude Bilie-By-Nzé.

Le dopage consiste à administrer des substances appartenant à des classes interdites d’agents pharmacologiques et/ou utiliser diverses méthodes interdites. Le rôle des Orad est d’appuyer l’Agence mondiale antidopage (Ama) dans son combat pour un «sport propre». Selon directeur Afrique de l’Ama, la première journée de la réunion de haut niveau a été marquée par une autopsie sur la situation générale du dopage dans la sous-région.

«Pour cette première session nous avons d’abord regardé la situation courante dans chaque pays de la sous-région, ainsi que leur engagement, vu qu’ils sont signataires de la convention de l’Unesco. Nous sommes également revenus sur ce qu’attend de ces pays concernant la lutte antidopage», a souligné Rodney Swigelaar.

Au final, le conclave de Libreville devrait permettre d’accroitre les tests à l’échelle continentale et promouvoir la viabilité à long terme du dépistage et de l’éducation antidopage ; veiller à ce que tous les athlètes de tous les pays et tous les sports soient soumis aux mêmes protocoles et processus antidopage ; faire participer toutes les 54 nations que compte le continent à des actions antidopage.