Une unité de la Croix Rouge gabonaise s’est déployée dans le quatrième arrondissement de Libreville, le 19 mars, où elle a initié des activités d’hygiène et d’assainissement, dans le cadre de la lutte contre le paludisme.

Un agent volontaire pulvérisant l’insecticide dans une habitation Libreville, le
19 mars 2018. © Gabonreview

 

Lancé le 10 mars, le projet de lutte contre le paludisme fait son bonhomme de chemin, dans les quartiers sous intégrés de Libreville et d’Owendo. Le 19 mars, le tour est revenu aux quartiers Akebe et Awendjé, dans le 4e arrondissement de Libreville, d’accueillir les activités d’hygiène et d’assainissement. Initiées par la Croix Rouge, avec l’appui de l’Institut d’hygiène publique et d’assainissement (IHPA), les activités visaient à réaliser un traitement dans des zones exposées aux maladies.

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80 agents volontaires de la Croix Rouge et six membres de l’IHPA ont été mobilisés à cette occasion. Selon le chef de service de division lutte anti vectorielle à l’IHPA, l’action a consisté à «pulvériser les insecticides à large rémanence d’une efficacité de 3 mois dans et aux alentours des habitations des zones dites Babagana et derrière le stade basket ainsi que les gites larvaires situés dans ces quartiers».

Et Martin Nze Minko de souligner que «l’action a débuté en janvier dernier, avec l’identification de trois sites stratégiques dans chaque arrondissement de Libreville et Owendo». Cette campagne d’assainissement s’inscrit dans le cadre du Projet de lutte contre le paludisme dans les quartiers sous intégrés de Libreville et d’Owendo. Piloté depuis novembre 2015 par la Croix Rouge gabonaise, le projet est financé par l’Union européenne (UE).

Au-delà de la sensibilisation des populations sur les dangers du paludisme, le curage des caniveaux et l’assainissement des quartiers, l’activité est menée par la distribution des moustiquaires imprégnées aux femmes enceintes dans les zones en danger à Libreville et Owendo.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga