Jeune étudiante gabonaise en Afrique du Sud, Sharon Onkini a récemment annoncé la création de l’ONG Jeunesse africaine contre la corruption et pour la transparence (J-ACT). La structure entend œuvrer pour «la concrétisation et le renforcement d’un continent égalitaire, juste et équitable».

Sharon Onkini au cours d’un des nombreux forums auxquels elle participe régulièrement. © D.R.

 

Décidée à prendre une part active dans la dénonciation contre la corruption, Sharon Onkini a créé, en  janvier 2018, l’ONG Jeunesse africaine contre la corruption et pour la transparence (J-ACT). «Ayant pris connaissance du 30e sommet de l’Union Africaine dont le thème Gagner la lutte contre la corruption : un chemin durable vers la transformation de l’Afrique, et du combat que mène le chef de l’Etat pour éradiquer ce fléau de notre pays, je me joins à cette idéologie en tant que jeune gabonaise en particulier et africaine», a déclaré l’étudiante en master en Management and Leadership.

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La lutte contre la corruption demeure en effet l’un des principaux défis des pays africains. Et ce, malgré les initiatives déployées sur le continent pour réduire ce fléau devenu comme une norme au sein de plusieurs pays. Avec son ONG, Sharon Onkini espère ainsi participer activement à un combat de longue haleine. «Sachant que ce fléau est une gangrène qui sévit dans notre pays le Gabon et en Afrique, j’ai pris l’engagement d’intervenir  dans la lutte contre la corruption afin d’œuvrer pour la concrétisation et le renforcement d’un continent égalitaire, juste et équitable», a soutenu Sharon Onkini, qui poursuit actuellement ses études en Afrique du Sud. D’ailleurs, les dépliants de l’ONG en décline clairement l’objectif : «encourager la mise en œuvre d’une société équitable pour garantir la transparence dans la gestion des institutions au niveau national et international, mais aussi d’impliquer les jeunes directement dans la dénonciation des actes et la lutte contre la fraude».

Selon la jeune leader associatif, «la jeunesse gabonaise, en particulier, doit être habilitée à prendre des mesures contre la corruption, guidés par les principes d’égalité, d’intégrité et d’honnêteté. Cette jeunesse doit lutter contre ce fléau et de prendre position, afin de trouver des solutions efficaces». Jeune femme «assez engagée», Sharon Onkini a notamment été, en 2016, présidente de l’Association des étudiants gabonais de Johannesburg.

Actuellement, elle cumule les casquettes de secrétaire général du mouvement jeunesse de la diaspora gabonaise et, de conseillère en charge de la diaspora de l’ONG Nouvelle génération de jeunes leaders africains (Nigaf). L’on lui souhaite bien du courage dans ce noble et périlleux combat contre la corruption en Afrique et Gabon, en particulier. Selon l’indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International, le continent africain était, en 2017, la région la plus mal classée avec un score de 32, sur une échelle de 100.