Pour boucler la commémoration de l’an 1 «des tueries» du QG de Jean Ping le 31 août 2016, les leaders de la Coalition pour la nouvelle république entendent mobiliser, ce lundi 4 à Libreville, leurs partisans pour une démonstration de leur détermination à ne pas renoncer.

Frederick Massavala, le 1er septembre 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Au terme des actions civiques entreprises durant la semaine du 21 au 25 août 2017 et celles de la journée de recueillement consacrée aux «martyrs de la liberté et de la démocratie», la Coalition pour la nouvelle république (CNR) a animé une conférence de presse, le vendredi 1er septembre 2017 à Libreville.

Les partisans de l’opposition attendus en grand nombre ce 4 septembre à Ntchorere à 13 heures. © Gabonreview

Point culminant de ces manifestations, un grand rassemblement ce lundi 4 septembre au collège Ntchorere, a été annoncé par Frederick Massavala Maboumba, le conférencier. Jean Ping et l’ensemble des leaders de la CNR envisagent donc une mobilisation de leurs partisans, pour certainement affirmer leur détermination à «rétablir rapidement les résultats du vote du 27 août 2016».

Sans en préciser l’objet, Frederick Massavala Maboumba a indiqué que la coalition veut simplement battre le rappel des troupes. Une réponse bien peu convaincante, dans un contexte particulièrement tendu. Car, en plus d’être interdit de sortir du territoire national, les opposants, singulièrement les jeunes, font l’objet d’une chasse à l’homme par les forces de défense et de sécurité. Il a donc dénoncé cette attitude contre «les résistants», ainsi que les «enlèvements» intervenant ici et là.

Prenant à témoin la communauté nationale et internationale, Massavala a tenu à mettre en cause, à titre personnel, tous ceux qui au sein des forces de défense et de sécurité  se livrent à ses actes «injustifiables».

De ce fait, il a vivement appelé à la libération d’Hervé Mombo Kinga, un militant récemment interpellé au PK12, mais aussi de Bertrand Zibi Abeghe et Amiang Washington, tous deux emprisonnés au lendemain de l’annonce des résultats de l’élection présidentielle d’août 2016. D’autre part, le porte-parole de la CNR, évoquant la journée de recueillement du 31 août, a invoqué le devoir de mémoire de «la nation reconnaissante» des gabonais tués, le 31 août 2016 au QG de Jean Ping. Même s’il a réitéré l’intention de son camp à demeurer pacifique, en dépit d’actes répressifs subis, il a affirmé avec fermeté qu’Ali Bingo s’en irait du pouvoir.

Auteur : Alain Mouanda