Le préavis de grève déposé, le 25 octobre dernier par le syndicat du secteur pétrolier, sur la table de la direction générale de Caroil expire, le mardi 31 octobre prochain.

© Gabonreview/Shutterstock

 

Dans le courrier adressé à la directrice générale de la société Caroil, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) fustige l’apathie de celle-ci devant les revendications des travailleurs datant de 2014. Le syndicat rappelle que le même cahier de charges a été relancé en avril 2017. Un procès-verbal a alors été signé par les parties mais est resté lettre morte à ce jour. Malgré les nombreuses réclamations des délégués du personnel auprès de la direction générale, celle-ci n’a toujours pas daigné respecté ses engagements.

«La revalorisation de la prime de chantier de 448 francs à 6 000 francs par jour» constitue le «préalable à  l’entame de tout autre point», peut-on lire dans le préavis de grève qui compte trois points de droit et un point de négociation. Le paiement du passif de la prime de transport, d’avril 2010 à juin 2014 et la revalorisation de la prime de risque de 1206,90 francs  à 3 000 francs, y figurent en bonne place. «Nous n’allons plus nous contenter des promesses. Si la direction n’accepte pas de revaloriser la prime de chantier, nous ne négocierons pas avec elle», prévient un délégué  du personnel. De son côté l’Onep se réserve le droit  de lancer une grève d’avertissement de cinq jours sur toutes les installations et lieux d’opérations de la société Caroil Gabon, à compter de mercredi prochain, au cas où  cette dernière n’accéderait pas à la principale revendication des travailleurs.