Les responsables administratifs de la capitale économique ont été sensibilisés, vendredi 20 octobre, par le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics sur les grandes lignes du projet de Loi de finances 2018 adopté récemment par le gouvernement et sur les réformes que celui-ci comporte.

Jean-Fidèle Otandault face aux responsables administratifs, le 20 octobre 2017, à Port-Gentil. © Gabonreview

 

Adopté récemment en Conseil des ministres, le projet de Loi de finances 2018 était au centre des échanges entre Jean-Fidèle Otandault et les représentants de l’administration publique, vendredi 20 octobre, au Gouvernorat de l’Ogooué-Maritime à Port-Gentil. Le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics s’est soumis à un exposé sur un projet dont il a assuré qu’il permettra au pays, et à la capitale pétrolière en particulier, de sortir de la crise qui perdure depuis plus de deux ans. Le membre du gouvernement veut y croire : «demain les choses s’amélioreront». «Pour 2018, la croissance commence à poindre», a-t-il fait remarquer, comme pour donner la preuve qu’«en période de crise, l’Etat n’a jamais reculer et ne reculera pas».

Scènes de la rencontre entre Otandault et les administratifs de Port-Gentil. © Gabonreview

Mais pour espérer une véritable amélioration dans les mois qui viennent, le membre du gouvernement n’a pas nié que chaque Gabonais sera appelé à consentir des efforts. D’autant que plusieurs réformes sont annoncées dans la Loi de finances qui sera bientôt soumise à l’approbation du parlement. Face aux responsables administratifs auxquels se sont joints le gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime et Noël Mboumba, l’ex-ministre délégué à l’Economie, Jean-Fidèle Otandault a appelé à se servir des erreurs du passé.

«Cette crise peut être une opportunité si elle nous conduit à nous interroger sur les outils de gestion de nos administrations, sur les coûts des structures, sur l’externalisation de certaines tâches car, l’Etat ne peut plus tout faire et encore moins ce qu’il ne sait pas faire», a-t-il invité, avant d’orienter ses interlocuteurs sur l’amélioration de la vitesse de mise en œuvre du Plan de relance économique (PRE).

«Le niveau d’endettement et d’arriérés constitue un véritable risque. Tout progrès en matière de gestion des services publics devra se faire en poursuivant plus ardemment le chantier de la réforme budgétaire et comptable», a également exhorté Jean-Fidèle Otandault. Ce dernier estime que l’intégration des représentants de l’administration publique, aussi bien ceux de Port-Gentil que ceux de toutes les localités du pays, est indispensable pour la matérialisation de ce projet de loi de Finances qui tient sur 5 programmes phares et 23 groupes de projet. Il s’agit notamment de l’optimisation des recettes et financement de l’économie ; la maîtrise des dépenses ; la compétitivité des filières ; l’amélioration du cadre des affaires et la qualité des services.

S’il a tenu à entretenir les représentants de l’administration publique du projet de Loi de finances 2018 sous fond de crise, c’est parce que, a-t-il expliqué, «Port-Gentil est à la fois l’illustration et la première victime d’une économie exclusivement tournée vers la rente pétrolière». Or, «la restructuration de notre économie est nécessaire et doit se poursuivre», a-t-il estimé, avant de prôner, enfin, «la modernisation de nos outils de gestion dans les administrations et la bonne tenue de nos comptes publics».