Un projet de loi de finances rectificative a révisé à la baisse les recettes budgétaires 2017 qui passent de 1 858, 401 milliards à 1 714, 617 milliards de francs CFA. Par contre, les dépenses de l’État connaissent une hausse de 72, 234 milliards, passant ainsi de 1 795, 929 milliards à 1 868, 164 milliards de francs CFA.

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Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan de relance économique, conformément aux conclusions du communiqué final du sommet des chefs d’Etat de la CEMAC du 23 décembre 2016 à Yaoundé, énonçant une feuille de route permettant de sortir de la crise, le gouvernement a initié un projet de loi de finances rectificatif. Cette nouvelle prévision estime-t-il, «poursuivra les ajustements budgétaires sur les dépenses courantes initiés dans la loi de finances initiale. Et donnera la priorité à l’investissement, principal moteur de la croissance, ainsi qu’aux remboursements de la dette, tout en préservant les acquis sociaux».

Selon la loi de finances rectificative, les recettes du budget de l’Etat, pour l’année 2017, sont ainsi arrêtées à 1 714, 616 francs CFA dont quatre milliards huit cent sept millions quatre cent trois mille (4.807.403.000) FCFA au titre des dons ; contre 1 858, 401 milliards de francs CFA, soit une baisse de -7,7% par rapport à la loi de finances initiale.

S’agissant des dépenses, elles grimpent de 4,0%, passant de 1 795, 929 milliards à 1 868, 164 milliards de francs CFA. À ces dépenses du budget général s’ajoutent les dépenses relatives aux comptes d’affectation spéciale intitulés «pension» et «prestations familiales», d’un montant de 43, 102 francs CFA pour un montant global de dépenses de 1 868,163 milliards de francs CFA.

Selon la loi de finances rectificatif, il en résulte un besoin de financement au budget général de cent soixante-douze milliards soixante-deux millions huit cent neuf mille six cent dix-huit (172.062.809.618) FCFA. Cette révision du budget intervient alors qu’il ne reste que six mois pour l’exercice en cours et que le pays est paralysé par de nombreuses grèves.