Conduit par son président, le collectif d’acquéreurs et réservataires des logements sociaux de Bikélé s’est entretenu avec le ministre de l’Habitat, le 1er juin à Libreville.

Le ministre de l’Habitat pendant la séance de travail avec le collectif des clients SNLS-Bikélé, le 1er juin 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

Motivé par le souci de rentrer en possession de leurs logements à Bikélé, censés être livrés depuis quatre ans par la Société nationale des logements sociaux (SNLS), le collectif de clients a été reçu par le ministre de l’Habitat, le 1er juin à Libreville. «Nous sommes venus voir le nouveau ministre pour lui présenter la situation que nous vivons depuis quatre ans pour l’acquisition de nos logements. Le ministre nous a très bien reçu, nous et la direction générale de la SNLS», a affirmé le président du collectif des clients SNLS-Bikélé.

Moment de la séance de travail. Et quelques membres du collectif avec Klaus Oleri (centre). © Gabonreview

 «Nous sommes toujours dans la démarche entreprise depuis plusieurs années pour l’acquisition de nos logements. Nous ne lâcherons rien, tant que nous n’aurons pas obtenu gain de cause», a prévenu Klaus Oleri. Le projet de Bikélé entre dans le cadre du programme de construction de 5000 logements par an promis par Ali Bongo en 2009. Pour l’acquisition d’un logement social à Bikélé, il fallait prévoir 30 millions de francs CFA pour la location-vente et 26 millions pour la vente directe.

Selon des documents communiqués au ministre Michel Menga, lors de cette séance de travail avec le collectif,  65 maisons ont été payées cash alors que seules 25 sont achevées à ce jour. L’on note également que sur les 341 logements réservés, 231 clients ont versé une caution d’au moins un million de francs CFA chacun.

Au total, plus de quatre milliards de francs CFA ont été amassés par la SNLS. Celle-ci a alors ouvert un compte séquestre dans une banque de la place, où les fonds ont été déposés. Or, il ne resterait plus que 109 millions dans ce compte, devenu entre-temps compte courant. Une situation à l’origine de l’incapacité de la SNLS d’achever le chantier de Bikélé, alors que les premiers logements auraient dû être livrés il y a quatre ans.

 «Nous sommes réservataires et acquéreurs des logements sociaux de Bikélé. Et depuis quatre ans, nous attendons, nous n’avons toujours pas nos logements. Nous avons engagé notre action depuis quatre mois. En la personne du ministre de l’Habitat, nous avons trouvé une oreille attentive. Et nous espérons que le ministre prendra à bras le corps ce problème, pour que des Gabonais rentrent en possession de leurs logements», a conclu Klaus Oleri.

Décidé à se saisir de cet épineux dossier, Michel Menga a demandé au nouveau patron de la SLNS de lui fournir, dans l’urgence, un rapport détaillé de la situation. Un rapport qui devrait être présenté au Conseil des ministres pour une solution définitive à ce litige.