L’armée de l’air a procédé dans la nuit du 12 au 13 décembre à l’acheminement d’un avion vers le port d’Owendo, où il devait embarquer pour le Portugal afin de subir des réparations pour une durée indéterminée. Spectaculaire, le fait a suscité biens d’interprétations.

Le Lockheed C-130 Hercules durant son transfert vers le port d’Owendo © Facebook/L.K.
Le Lockheed C-130 Hercules durant son transfert vers le port d’Owendo © Facebook/L.K.

 

En haut, le Lockheed C-130 Hercules de l’armée de l’air gabonaise, avant son démontage. © aviationsmilitaires.net
En haut, le Lockheed C-130 Hercules de l’armée de l’air gabonaise, avant son démontage. © aviationsmilitaires.net

Commencée dans la nuit du 13 décembre dernier aux environs d’une heure du matin afin de ne pas perturber la circulation et favoriser un déplacement rapide de l’appareil, l’opération d’acheminement de l’avion de l’armée de l’air vers le port d’Owendo n’en a pas moins été à l’origine des désagréments. Du fait des difficultés du convoi à passer sous certains ouvrages d’art (pont d’Awendjé et échangeur de Lalala), l’opération s’est terminée dans la matinée du 13 décembre et a même ouvert la porte à plusieurs interprétations, laissant libre cours à des rumeurs aussi époustouflantes les unes que les autres. Pour les uns, il s’est agi de l’exécution d’une opération de vente scellée entre le Gabon et un État dont l’identité était cachée. Pour d’autres, les plus imaginatifs, l’aéronef aurait raté son atterrissage pour se retrouver sur la voie express reliant l’aéroport international de Libreville au lycée Paul Indjendjet Gondjout.

S’il est vrai que la population a vécu les temps forts du déplacement de l’engin et que la circulation a été perturbée sur ce qu’on nomme Voie Express de Libreville, il reste que les raisons attribuées à cet évènement sont à l’antipode de la réalité des faits. Selon une source militaire, cet avion de type Lockheed C-130 Hercules, en stationnement prolongé sur le tarmac de la base aérienne 01 de Libreville pour motif de panne, a été déplacé vers le port d’Owendo d’où il sera acheminé par bateau vers le Portugal en vue de sa réparation. Aussi simple que cela.