Pourtant candidate aux prochaines élections locales pour le compte du Parti pour le développement et la solidarité (PDS) de Me Séraphin Ndaot Rembogo, la liste conduite par Nadège Mangama dans le 1er arrondissement de Port-Gentil a décidé ce vendredi de rallier celle du PDG.

Des cadres du PDS quittent le navire pendant les locales à Port-Gentil. © Gabonreview

 

Chose pour le moins inhabituelle. A quelques jours de l’ouverture de la campagne électorale, à Port-Gentil, une liste engagée pour le PDS dans le 1er arrondissement a décidé de rallier avec armes et bagages le Parti démocratique gabonais (PDG). L’annonce a été faite ce vendredi 21 septembre par Nadège Mangama. La tête de liste et ses colistiers souhaitent «consolider ensemble tous les efforts engagés par la majorité dans l’amélioration des conditions de vie» des populations de leur circonscription électorale.

Si Nadège Mangama et ses compagnons ont décidé de rallier le PDG, c’est surtout parce que durant la précampagne, ils ont été convaincus de l’ambition de leur partenaire de la majorité à développer la ville et particulièrement leur arrondissement.

«Notre activité de précampagne nous a amené à sillonner les rues et artères reculées du 1er arrondissement. En passant par Motocross et Fort-de-l’eau, nous avons été émerveillés par la construction des routes menant à ces quartiers jadis impraticables. A cela s’est ajouté l’électrification en panneaux solaires de cette partie de la ville, hier enclavées, (ainsi que) l’élan de coeur exprimé en faveur de l’hôpital de Tchengué dans le but d’améliorer l’offre sanitaire au public», justifie la tête de liste, qui rejoint finalement Marie Stéphanie Inguiessi, suppléante de Pascal Houangni Ambouroue, partie du PDS pour le PDG en 2013…à l’occasion des élections locales.

Dans la capitale économique, le ralliement de la liste de Nadège Mangama au PDG n’étonne donc que très peu. Le président du PDS serait boudé par des cadres du parti, dont certains n’hésitent plus à évoquer l’autoritarisme et le dédain du patron. Conséquences : des démissions ont recommencé au sein de cette formation politique qui se réclame toujours de l’opposition. Emiliana Ngouedzanga Remondo, ancienne mairesse du 2e arrondissement, aurait rejoint Jean-Fidèle Otandault (candidat du PDG au 2e arrondissement). D’autres noms de démissionnaires sont cités, parmi lesquels Henri Boundzanga et Hervé Angoue. Dans le 3e arrondissement, l’on s’attend déjà à d’autres défections.