Sous scellés depuis quatre ans, suite à un litige opposant son propriétaire le Coréen Park Young Sik à la Société Nouvelle gestion privée (NGP), l’hôtel Cosmos, situé au Port-Môle de Libreville, a été vandalisé, il y a environ trois semaines, par des individus non encore identifiés qui ont tout emporté. Son propriétaire dénonce un acharnement contre sa personne.

L’hôtel Cosmos, situé au Port-Môle de Libreville. © D.R.

 

Sous scellés depuis quatre ans déjà, l’hôtel Cosmos vient de subir la furie des vandales qui ont tout emporté sur leur passage. Ce, malgré la présence permanente des vigiles sur le site de la structure hôtelière. Si les auteurs de cet acte restent encore à identifier, pour le propriétaire de l’hôtel, cette «razzia» ne serait que la succession d’un «complot ourdi contre sa personne».

Fac-similé du procès verbal de l’huissier. © D.R.

Aussi, a-t-il porté plainte aussi bien contre X que contre la Société NGP. «La NGP est censée surveiller mon hôtel», explique l’homme d’affaires asiatique. Il est convaincu que la mise sous scellés de son établissement est totalement arbitraire et va à l’encontre de la loi.

En effet, en 2014, pendant qu’un mariage se célébrait dans son établissement, la société Alliance, gestionnaire à l’époque du patrimoine, débarque flanquée de vigiles pour sceller le Cosmos. Selon l’agence immobilière, son propriétaire devait un loyer de 33 millions de francs CFA à l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag). «Notre huissier et moi nous sommes rapprochés de l’Oprag pour apurer cette dette. Mais, une fois sur place, grande a été notre surprise de voir le directeur du recouvrement refuser l’argent, soulignant que le problème n’était plus d’ordre financier, mais ailleurs. Et depuis ce jour, l’hôtel est fermé et les 73 personnes qui constituaient notre personnel sont au chômage. La NGP qui gère désormais le Port-Môle maintient les choses en l’état. Un procès verbal a d’ailleurs été dressé par notre huissier de justice à cet effet.», regrette Park Young Sik, dénonçant un acharnement contre sa personne.

«Je ne cesse de multiplier les démarches afin que ma structure soit à nouveau ouverte. J’en profite d’ailleurs pour interpeller les autorités judiciaires pour prendre à bras-le-corps ce problème, afin que je puisse rentrer dans mes droits», lance Park Young Sik, visiblement désemparé.

Vivant au Gabon depuis plus de 30 ans, Me Park Young Sik est un ancien aide-camp du président Omar Bongo, puis ancien directeur technique de l’équipe nationale de taekwondo pendant 17 ans.