Le  8 mars 2017, le Paris Saint-Germain (PSG) a écrit, face au FC Barcelone, une page historique de la Ligue des champions de l’Union européenne de football association (UEFA), en se faisant éliminer en huitièmes de finale alors qu’il avait une avance de 4 buts. A Libreville, les fans de foot se sont délectés et se sont lâchés.

Des supporters de football dans un bar à Libreville. © Gabonreview

 

«Le Gabon vient de gagner la Can !», telle a été l’exclamation d’une jeune dame, habitant le 6e arrondissement de Libreville, après le coup de sifflet final de ce match opposant le FC Barcelone (Espagne) au PSG (France) (6-1). Si elle a pu s’écrier ainsi, c’est qu’à ce coup de sifflet final de l’arbitre, la capitale gabonaise a «vibré» comme lors de finale de la Coupe d’Afrique des nations (Can) remportée le 5 février dernier par le Cameroun. C’était un peu comme un remake de cette finale. Tant les supporteurs de Barcelone et ceux du PSG sont restés scotchés devant leur petit écran jusqu’à la fin du match.

Un match pour lequel, personne, en dehors des «vrais» fans de Barcelone n’entrevoyaient une remontée des 4 buts du PSG, inscrits au match aller, dans son antre de Paris. Mais ce match retour, c’était au Camp Nou. Le mythique stade du plus grand club de football de ce début de siècle. Pendant 90 minutes plus 5, Barcelone a ruiné les belles pages de l’histoire écrites par le club français. Le club espagnol en a fait l’équipe sur laquelle un club a enregistré une remonté titanesque de toute l’histoire de la ligue des champions. «C’est un record. Jamais aucune équipe n’avait réussi à remonter un tel score dans la ligue des champions», commentaient les journalistes.

Dans la capitale gabonaise, le PSG en a eu pour sa piètre prestation. «Comment une équipe peut-elle espérer gagner un matche en jouant dans son camp ?», s’est interrogé un supporteur de l’équipe française, très en colère. «Ce club n’a pas de niveau», a lâché son voisin qui, lui, relève que «les Parisiens étaient tétanisés par l’enjeu et avaient choisi l’option de préserver leur avantage, sans vraiment tenir compte de la force en présence».

Sur la toile, les Gabonais sont encore plus virulents contre le PSG et ne tarissent pas d’éloges pour Barcelone. «Le PSG n’a pas encore le niveau», a déclaré un journaliste. Un autre journaliste, correspondant d’un média international relève, lui, que Paris est «complètement dans la sauce». Il estime, un peu plus caustique,  que «chacun des joueurs doit avoir le courage de démissionner».

Pour d’autres supporteurs et férus du ballon rond, ceux-là bien nombreux, «le vrai niveau du football livré par le PSG est celui de la Ligue 1 française» qu’ils qualifient aussi de «l’un des plus faibles championnats d’Europe». Plus ironiques, ils ajoutent que  «l’histoire retiendra que c’est un 8 mars que le Barça a offert un orgasme à la planète foot pour célébrer la femme». En attendant la suite de cette compétition, les fans de foot sont déjà certains de voir le Barça atteindre le carré d’as. «Quel que soit le prochain adversaire de Barcelone, on peut être sûr que les Catalans, surchauffés par cette «Remontada», imprimeront leur marque pour confirmer», espèrent les supporteurs de Barcelone.

Le match Barcelone-PSG qui s’est joué au même moment que celui du Borussia Dortmund, contre le Benfica Lisbonne, a totalement occulté les performances du capitaine des Panthères, Pierre Emerick Aubameyang. A lui seul, il a inscrit 3 des 4 buts ayant permis la qualification de son équipe.