Tout en soutenant l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) et les employés licenciés par Total Gabon, l’Union internationale syndicale (UIS) Chimie-Energie a condamné les pratiques de la compagnie pétrolière. Celles-ci visent à «réduire au silence et à intimider ses employés afin qu’ils ne se battent pas pour l’amélioration de leurs conditions de travail».

Moment du congrès de l’Union internationale syndicale (UIS) Chimie-Energie. © wftucentral.org

 

Au cours de leur congrès tenu récemment à Trivandrum, en Inde, l’Union internationale syndicale (UIS) Chimie-Energie a affiché son soutien aux employés licenciés de Total Gabon et à l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep).

Total Gabon a licencié six employés syndicalistes, suite à leur participation à la grève organisée par l’Onep du 9 au 20 juillet 2018. La société pétrolière a également embauché des sous-traitants pour remplacer les grévistes. Par ailleurs, Total Gabon n’a pas respecté la décision du Tribunal de première instance de Port-Gentil d’annuler les licenciements des employés grévistes et ne les a pas réintégrer jusqu’à ce jour.

«En tant que mouvement syndical à vocation mondiale dans le secteur de la chimie, de l’énergie etc., nous condamnons énergiquement les pratiques de la multinationale Total, qui visent à réduire au silence et à intimider ses employés afin qu’ils ne se battent pas pour l’amélioration de leurs conditions de travail. Au nom de la rentabilité, l’entreprise défie les libertés syndicales et surtout le droit de grève, en ignorant les conventions internationales, le droit national du travail et les décisions de justice», a déploré l’UIS Chimie-Energie.

Face à cette situation, la coalition syndicale a demandé «la réintégration immédiate de tous les travailleurs de Total Gabon, le plein respect de leurs droits et de leur liberté syndicale par l’entreprise et la satisfaction de leurs justes revendications». L’UIS Chimie-Energie a réitéré sa «solidarité mondialiste» à tous les travailleurs de Total et envers l’Onep, tout en soutenant leurs prochaines luttes. «Vive les travailleurs libres du secteur pétrolier et activités connexes, vive l’Onep et que Dieu bénisse le Gabon !», a conclu la coalition syndicale.

Membre de la Fédération syndicale du monde (FSM), l’UIS Chimie-Energie compte des millions de membres dans le secteur du pétrole, du gaz, de l’électricité, de la chimie, des produits pétrochimiques, de l’industrie pharmaceutique, etc.