Lancés en août 2014, les travaux d’aménagement du bassin versant de Nzeng-Ayong avance malgré tous les aléas rencontrés depuis le début de ce chantier censé résorber les problèmes d’inondation dans le quartier.

Les ouvriers et les engins s’activant sur un point délicat du chantier du bassin versant de Nzeng-Ayong, le 20 mai 2017. © Gabonreview

 

Une partie du chantier réalisé attendant sa mise en service après sa livraison. © Gabonreview

Face aux intempéries et aux nombreux aléas ayant perturbé l’évolution des travaux, l’entreprise Condurill fait tout pour que cet édifice soit livré au plus tard en décembre 2017.

Etalé sur 2,200 kilomètres, le canal du bassin versant de Nzeng-Ayong part de l’échangeur éponyme au Pont de la Nouvelle Cité. Cofinancé par l’État gabonais et les partenaires techniques et financiers dont la Banque islamique de développement (Bid) et le Fonds européen de développement (Fed), la construction de ce projet comme ceux de Gué-Gué et Lowe-IAI intègre le Programme prioritaire d’assainissement de la ville de Libreville (April), initié par le gouvernement.

Il consiste en la réalisation d’infrastructures bétonnées permettant le drainage des eaux pluviales et des eaux usées issues des ménages. Sur le chantier de Nzeng-Ayong, outre la construire des canaux et des ouvrages hydrauliques, les ouvriers et leurs engins s’activent également pour la construction des ouvrages d’art à l’exemple des ponts ouvrant la voie à la construction des voies bitumées dans le quartier. Ce qui permettrait de désenclaver ces zones sous-intégrées tout en facilitant l’entretien des canaux. «Cet ouvrage vise à améliorer le cadre de vie et les conditions d’hygiène des populations en réduisant les inondations», a expliqué un des contremaitres de ce chantier. «Le chantier avance malgré les fortes pluies qui nous poussent à l’éternel recommencement», », a-t-il dit ajoutant qu’ils font de leur mieux pour construire une structure répondant aux normes. Il a également dénoncé l’attitude de «certains riverains qui ne comprennent pas qu’on ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs». «Pour le moment, lorsqu’il y a le soleil, les engins produisent de la poussière, lorsqu’il y a la pluie, il y a des inondations accrues et parfois des destructions des biens privés près du canal. C’est normal !», a lancé cet employé de l’entreprise chargée des travaux qui rassure : «c’est par là que l’on doit passer pour espérer un mieux vivre».