La Confédération syndicale Dynamique unitaire sollicite l’intervention de l’Organisation internationale du travail (OIT), pour l’abrogation de certaines dispositions du protocole d’accord entre les parties prenantes au Dialogue politique, relatives aux conditions de création, de financement et de fonctionnement des syndicats, jugées restrictives pour les libertés syndicales.

Les actes adoptés au dialogue politique restreignent les libertés syndicales et sont en violation avec les normes internationales du travail. © D.R.

 

Les libertés syndicales sont-elles en danger au Gabon ? Dynamique unitaire en est convaincue, au regard de certaines dispositions des accords d’Angondjé. Pour cette confédération syndicale, 19 articles des 25 inscrits dans la section 13 du protocole d’accord entre les parties prenantes du Dialogue politique, sont de nature liberticide.Ces articles relatifs aux conditions de création, de financement et de fonctionnement des syndicats menacent les libertés syndicales au Gabon.

En attendant l’examen et la matérialisation de ces réformes proposées aux assises d’Angondjé par le gouvernement, la confédération syndicale a décidé de saisir l’Organisation internationale du travail.Cette requête vise à  obtenir des autorités gabonaises, l’abrogation de certaines de ces dispositions qui consacreraient le déni du «principe de la liberté syndicale», consacré par la Constitution de l’organisation (1919), la déclaration de Philadelphie (1944) et la déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux  (1998). «Les actes adoptés au dialogue politique restreignent les libertés syndicales et sont en violation avec les normes internationales du travail», affirme Dynamique unitaire.

Selon Dynamique unitaire, le Gabon voudrait, entre autres, imposer aux syndicats l’obligation d’actualiser annuellement le fichier numérique de leurs adhérents ; imposer comme seul mode de désignation des responsables des organisations syndicales et des membres de leurs organes de direction, l’organisation des élections professionnelles ; rendre incompatibles les fonctions de direction au sein d’une entreprise avec les responsabilités de membre permanent du bureau directeur ou exécutif d’un syndicat de travailleurs.

Par ailleurs, le gouvernement voudrait interdire toute grève ayant pour effet de provoquer une interruption totale du service public ou de mettre en danger la vie, la santé ou la sécurité personnelle de toute ou partie de la population (art. 68 du Statut Général de la Fonction Publique) ; obliger les syndicats à déclarer aux ministères chargés de l’Intérieur et de l’Economie les financements reçus de l’étranger, précise la Dynamique unitaire.