Interrogé le 27 juin à Libreville par journal Moutouki à l’occasion du 1er anniversaire de l’Organisation patronale des médias (Opam) dont il est le président, Guy Pierre Biteghe considère Alain-Claude Bilie-By-Nze et Jean-François Ndoungou comme les principaux auteurs des violations des libertés de la presse.

Guy Pierre Biteghe, le président de l’Opam. © Echosdunord.com

 

Le passage de Jean-François Ndoungou au Conseil national de communication (CNC) et Alain Claude Bilie-By-Nze au ministère de la Communication n’aura pas laissé que de bons souvenirs. En tout cas pas pour Guy-Pierre Biteghe.

Dans une interview accordée au journal Moutouki du 27 juin, à l’occasion de la célébration du 1er anniversaire de l’Opam, Guy Pierre Biteghe considère ces deux personnalités comme les «ennemis de la presse».

Le président de l’Opam reproche à Jean Francois Ndoungou «d’avoir toléré le trafic d’influence exercé par certains membres du cabinet du chef de l’Etat sur les médias par l’entremise du CNC».

«La loi Bilie-By-Nze portant code de la Communication en République gabonaise» est une belle contribution de l’ancien ministre en charge de la communication, Alain Claude Bilie-By-Nze, à la violation des libertés de la presse, assure Guy- Pierre Biteghe. Ce dernier s’est félicité du rôle joué par l’Opam dans «la sensibilisation et la défense des journalistes».

Toutefois, le président de l’Opam regrette que le ministère de l’intérieur retarde la reconnaissance de son organisation.

«Ce qui nous inquiète c’est le fait que un an après, le ministre de l’Intérieur s’est assis sur notre dossier. Même un simple accusé de réception ne nous a jamais été adressé. La seule preuve dont nous disposons c’est la lettre de décharge que nous gardons jalousement», a regretté Guy Pierre Biteghe.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga