Libreville accueille, du 26 au 28 septembre, les parlementaires d’Afrique centrale dans le cadre d’un atelier d’information et de sensibilisation sur la gestion durable des écosystèmes des forêts de la sous-région.

Canopée de la forêt gabonaise - © D.R.

Un atelier d’information et de sensibilisation des parlementaires d’Afrique centrale au processus de l’Application des réglementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux, (Forest law enforcement gouvernance and trade, FLEGT), organisé par le Réseau des parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes des forêts denses et humides d’Afrique centrale (Repar-Cefdhac), se tient depuis 24 heures à Libreville.

Cet atelier permettra aux députés et sénateurs de la sous-région de rechercher et traduire, dans les lois de leurs pays respectifs, les éléments pouvant permettre la lutte contre la pauvreté en milieu rural, une meilleure prise en compte des droits des populations impliquées dans la gestion des forêts et une meilleure application de ces derniers.

Au terme des deux jours de concertation entre ces différents élus des pays du Bassin du Congo, devrait découler la désignation des points focaux FLEGT au niveau de chaque chambre parlementaire des pays d’Afrique centrale, l’élaboration du plan d’action des parlementaires sur le FLEGT et l’identification des éléments d’un programme sur l’exploitation et le commerce illégaux du bois en Afrique centrale.

Le plan d’action FLEGT a été publié par la Commission européenne en 2003, établissant une série de mesures utilisables par l’Union européenne (UE) et ses États membres, afin de lutter contre l’exploitation illégale des forêts. Ce plan d’action propose des accords volontaires bilatéraux entre les pays producteurs et l’UE qui énoncent des engagements et des actions dévolues aux deux parties pour juguler l’exploitation illégale des forêts.

Tous les pays forestiers de l’Afrique centrale sont engagés dans ce processus. Jusqu’à présent, la République du Congo, le Cameroun et la République centrafricaine ont déjà signé des Accords de partenariat volontaires (APV) avec l’UE.

Le réseau des parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (Repar-Cefdhac) est une structure spécialisée, créée en 2002 à Libreville au sein de la Cefdhac. C’est un réseau de discussions et de concertations ouvert aux parlementaires des pays d’Afrique centrale membres de la Cefdhac à savoir le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, La Guinée Equatoriale, la République Démocratique du Congo, le Rwanda, le Tchad et Sao Tomé et Principe. Son siège est basé à Libreville au Gabon. Ce réseau garantit l’application de la bonne gouvernance dans la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale.