Après deux semaines de paralysie partielle des ports d’Owendo et de Port-Gentil, les douanes gabonaises ont repris leurs activités suite à la levée de la grève du Syndicat national des agents des douanes (Snad).

Bonne nouvelle pour l’économie gabonaise avec la reprise des activités des douaniers depuis le 1er mars. En effet, les ports d’Owendo et de Port-Gentil, principales vannes de l’entrée des marchandises au Gabon, étaient partiellement paralysés suite au mot d’ordre de grève lancé par le Snad depuis le 14 février dernier.

Dans un communiqué publié le 2 mars, le Secrétaire général du Snad, Jean Didier Mbatchi Bayonne, indique que «les agents des Douanes réunis en assemblées générales à Port-Gentil le 28 février et à Libreville le 29 février, ont apprécié les avancées des négociations et la volonté manifestée par notre hiérarchie pour la résolution dans le temps des revendications contenues dans le cahier de charges».

En conséquence, poursuit le texte, «le Snad informe à l’ensemble des agents des douanes, des opérateurs économiques et la communauté nationale que cette grève est suspendue à compter de ce 1er mars». Soulignant que cette décision « relève d’un esprit de responsabilité et de patriotisme », le Snad, «tout en restant vigilant sur les suites effectives» de ses revendications, «se réserve le droit de reconduire son mot d’ordre de grève», a conclu Jean Didier Mbatchi Bayonne.

Le syndicat réclamait notamment l’application de certains articles du code des douanes (134 et 137), l’adoption du statut particulier du corps des douanes, le règlement de la plus-value des recettes douanières, l’amélioration des conditions de travail des agents, le paiement des primes diverses, la construction de logements ou de casernes des douaniers.

Par ailleurs, d’aucuns estiment que ce mouvement d’humeur aura des répercussions néfastes, qui seraient caractérisées par une augmentation des prix sur certains produits de consommation. «Les opérateurs économiques, en particuliers les supermarchés et autre magasins, vont certainement indexer les coûts supplémentaires liés à la délivrance de leurs marchandises sur les consommateurs. On peut craindre une hausse des prix. Le panier de la ménagère va prendre un coup», a analysé un cadre d’une société de la place. Une question non négligeable sur laquelle est attendue le nouveau gouvernement.