Emmanuel Ona Mezui, gabonais, 30 ans, profession tailleur, a ouvert le feu sur sa compagne, le 10 avril dernier dans le deuxième arrondissement  d’Oyem dans le Woleu-Ntem. Il soupçonnait celle-ci d’une relation avec son ex-amant, géniteur de ses deux enfants.

Ona Mezui tireur jaloux Oyem Gabon

La victime, Fiona Tsame Essono, âgée de 24 ans, aurait reçu un coup de fil de son ex-amant et père de ses deux enfants. Relayée par le quotidien L’union le 18 avril, Fiona Ntsame Essono, la jeune infortunée qui n’a pas trouvé la mort raconte : «Ce qui l’a mis en colère, c’était l’appel téléphonique que j’ai reçu de mon ex- ami, avec qui j’ai eu deux enfants, lequel me demandait d’aller voir sa mère qui se trouve en Nfoul pour récupérer les actes de naissances des enfants, afin de les enrôler pour qu’il aient la carte de la CNAMGS.»

Après cet appel, la vie est devenue infernale chez monsieur Ona Mezui, contraignant Fiona Tsame à passer la nuit chez son frère dans le voisinage. Suites aux supplications de son compagnon, elle a été contrainte de regagner son nid d’amour, le lendemain. Posée dans un coin de la  chambre, elle y découvre une arme à feu. Ona Mezui, lui aurait expliqué que c’était pour tuer des tilapias vivants  dans l’étang situé derrière la maison.

Avec cette arme, le tailleur a tenté quelques jours après d’abattre sa compagne, pris de colère après un appel que la jeune femme venait de recevoir de son beau-frère qui voulait lui prodiguer des conseils. Ona Mezui, estime-t-on, pensait que l’appel provenait toujours de l’ex-amant de sa dulcinée.

«En sortant pour rejoindre son frère qui m’appelait dehors, j’ai entendu les gens crier derrière moi : Emma ! Emma ! Ne fait pas ça ! Ne tue pas la pauvre fille ! Quand je me suis retournée pour le supplier de ne pas poser cet acte ; il était trop tard, il a tiré sur moi à bout portant », rapporte L’union citant la victime. Grâce à l’intervention d’une bonne volonté, elle a été transportée jusqu’au centre hospitalier régional d’Oyem, où elle a reçu des soins intensifs. Malgré les graves blessures dus aux impacts de la chevrotine, ses jours ne sont plus en danger, indique une source médicale.

L’auteur de l’acte criminel a été interpellé par la section de recherche de la gendarmerie d’Oyem et a été placé en garde à vue, avant d’être présenté au parquet de la République, qui l’a mis en détention préventive, en attendant son jugement.

Comment a donc fait l’assassin manqué pour obtenir une arme à feu ? Détient-il un permis de port d’arme ? Sur quelle base délivre-t-on ce document, même pour ce qui est de la chasse ? Il se serait agi, en tous cas d’un crime passionnel si mort s’en était suivi.