Le ministre de l’Intérieur, Lambert-Noël Matha, a rencontré le 7 mars 2018 à Libreville, les responsables des partis politiques de l’opposition pour leur présenter les éléments de la mise en œuvre du Centre gabonais des élections (CGE).

Le ministre de l’Intérieur échangeant avec les président et représentants des partis de l’opposition, le 7 mars 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

Une vue des responsables politiques ayant répondu à l’invitation. © Gabonreview

Les responsables des partis politiques de l’opposition légalement reconnus ont, dans leur grande majorité, répondu à l’appel du ministre de l’Intérieur. De Zachary Myboto (Union nationale) à Guy Nzouba Ndama (Les Démocrates), en passant par Moukagni-Iwangou (Union et Solidarité), Michel Menga (Héritage et Modernité), presque tous les leaders de l’opposition ont fait le déplacement du nouveau siège du ministère de l’Intérieur où s’est tenue cette réunion.

Selon Lambert-Noël Matha, cette rencontre est à la fois une réunion de prise de contact et de communication à l’endroit de ces responsables de l’opposition, dans la mesure où les semaines à venir, le Gabon va vivre au rythme des élections législatives.

Dans sa communication, le ministre de l’Intérieur est parti du Dialogue politique d’Angondjé pour rappeler que certaines de ses de recommandations, relatives à la vie démocratique, ont conduit à un réaménagement du corpus juridique ayant trait aux élections politiques en République gabonaise. «Ayant pris part ou non à ces assises, ces recommandations s’imposent désormais à nous tous. Et le gouvernement, pendant la période de l’intercession parlementaire, s’est employé à matérialiser cela par un certain nombre de textes», a-t-il explicité.

Invoquant les principales recommandations, il a relevé que s’agissant du président de la République, les conditions d’éligibilité fixent l’âge de la participation à 18 ans, de même que le retour du scrutin à deux tours. Cela s’applique également à l’élection des députés et sénateurs. En ce qui concerne les députés, il y a désormais une possibilité de cumul de mandats, sans que cela n’entraine un cumul de rémunération. Le ministre a également rappelé l’augmentation du nombre des sièges de députés qui passe de 120 à 143, et la réduction du nombre de sièges au Sénat, de 102 à 52.

Selon Lambert-Noël Matha, «l’autre réaménagement d’importance est la division nette entre les différents acteurs du processus électoral, l’administration et le Centre gabonais des Elections (CGE). C’est à cette entité qu’incombe désormais le processus électoral jusqu’à l’annonce des résultats qui a souvent constitué une pomme de discorde entre les acteurs politiques du pays».

A l’issue de cette présentation, de nombreuses questions ont été soulevées par les responsables que l’opposition. Comme le président de l’Union Nationale, Zachary Myboto, les responsables des formations politiques de l’opposition ont souhaité que les prochaines élections législatives soient «démocratiques, transparentes, justes, crédibles et équitables». «Nous ne voulons pas que les prochaines élections soient chahutées. Préparons-les bien», a dit le président de l’UN.

Les textes réaménagés ont été distribués aux responsables des partis politiques présents, afin qu’ils s’en imprègnent en vue des prochaines rencontres.