Le processus lié au scrutin législatif pourrait aller très vite. Réunis autour du président de la Cour constitutionnelle tout au long de la semaine dernière, le ministre de l’Intérieur et les membres du bureau de la Commission gabonaise des élections (nouveau nom du Centre gabonais des élections) ont estimé qu’il fallait aller vite. Des dates devraient être annoncées cette semaine.

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l y a tout d’abord le renouvellement de la liste électorale. Conformément à la Constitution, c’est le gouvernement qui devrait annoncer, dans les prochains jours, les dates y relatives. Puis, viendra la désignation des présidents des démembrements locaux de la Commission gabonaise des élections (Commissions provinciales, départementales, communales et d’arrondissements) dont la prestation de serment doit intervenir au moins trente jours avant le début des opérations. Enfin, devrait intervenir l’annonce de la date du scrutin dont le budget est estimé à plusieurs dizaines de milliards de francs CFA. Il va falloir trouver cet argent…

Moïse Bibalou Koumba, le président de la CGE, devrait, au cours de la prochaine réunion tripartite (Cour constitutionnelle, Gouvernement, CGE), indiquer la date que la commission qu’il préside propose pour la tenue des élections législatives. Des sources concordantes évoquent les dates 7 et 21 juillet pour les premier et second tours de ce scrutin. Sinon, ce pourrait être les 14 et 28 juillet ou les 21 juillet et 4 août 2018. En tout état de cause, les élections législatives devraient se tenir avant le mois de septembre.

L’idée proposée par certains «commissaires» de coupler les scrutins local et législatif en décembre prochain n’aurait pas trouvé l’assentiment de nombreux délégués présents aux réunions de la semaine dernière. Les élections locales se dérouleront donc «toutes seules» en décembre 2018, date de l’expiration du mandat actuel des élus locaux.

Conformément au nouveau code électoral, 143 sièges de député sont à pourvoir, dont seulement 26 dans la province de l’Estuaire, qui concentre pourtant plus de 50% de la population du pays. Un découpage électoral qui continue à faire couler encre et salive. Il reste que ce nouveau code électoral, une ordonnance au demeurant, est en discussion au Sénat. Si celle-ci n’est pas ratifiée, on devrait logiquement revenir à 120 députés.