S’il a accueilli favorablement l’annonce de la tenue des prochaines législatives au mois d’avril, l’ancien Premier ministre reste indécis quant à sa participation à ces élections.

Raymond Ndong Sima, en juillet 2015 à Libreville. © Gabonreview

 

Candidat indépendant à la dernière présidentielle, Raymond Ndong Sima voit d’un bon œil la tenue des prochaines législatives annoncées pour le 28 avril. Seulement, l’ancien Premier ministre ne sait pas encore s’il y participera. Dans une interview le week-end écoulé à la télévision Gabon 1ère, il a dit y réfléchir. «Pour l’instant, j’observe d’abord comment les choses se présentent et comment les différentes instances chargées de ces élections se mettent en place», a-t-il déclaré, tout en assurant que «le renouvellement de la chambre basse du Parlement est une nécessité» à l’heure actuelle.

Pour le potentiel candidat à Oyem, il convient tout de même que «nous ne reconduisions pas les mêmes erreurs» dans le cadre ces élections. Il s’agit notamment, a exhorté l’ancien Premier ministre, d’«assurer la crédibilité des processus (électoraux)». Ce qui permettra d’intéresser les populations à la politique et particulièrement au vote. «Les élections sont le reflet de l’opinion de la population. Si la population est convaincue que ce qu’elle exprime comme opinion ne se traduit pas dans le résultat qui sort des urnes, pourquoi voulez-vous que les gens retournent voter ?», s’est-il interrogé, avant de regretter l’augmentation de 120 à 143 du nombre des députés.

Pour Raymond Ndong Sima, cette augmentation, «dans les conditions actuelles, est une erreur en ce qui concerne l’évolution de la structure de l’Etat, parce qu’elle conduit à augmenter les dépenses structurelles de l’Etat. On aurait dû prendre le chemin inverse, c’est-à-dire, procéder à une réduction du nombre de circonscriptions, aussi bien pour les députés que pour les sénateurs».