Encore marqué par «la forfaiture de 2016», le Rassemblement des patriotes républicains (RPR) de Jean-François Ntoutoume Emane a annoncé qu’il ne participera ni aux législatives ni au locales à venir.

Jean-François Ntoutoume Emane et le RPR, forfaits pour les élections de 2018. © D.R.

 

Officiellement lancé dans l’arène politique nationale en juin dernier, le RPR ne prendra part ni aux législatives ni aux locales prévues à partir du 6 octobre prochain. Le parti de l’ancien Premier ministre Jean-François Ntoutoume Emane dit être «fidèle au peuple gabonais, aux martyrs de la liberté et de la démocratie, au président régulièrement élu par la majorité des Gabonais, Jean Ping».

Pour le RPR, membre de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), participer à ces élections reviendrait à oublier «la forfaiture de 2016 et ses conséquences (qui) restent vivaces dans l’esprit collectif des Gabonais». Le parti de l’opposition attend le «rétablissement de la souveraineté du peuple». D’autant que pour lui, le contentieux électoral, vieux de 2 ans, n’a pas encore été vidé.

L’autre raison évoquée par le parti de l’ancien Premier ministre pour ne pas avoir investi de candidats aux législatives et aux locales de cette année est que «ces élections jumelées, anticonstitutionnelles du point de vue de la loi, si elles se tiennent ne garantissent aucune transparence et portent en elles les germes identiques aux précédentes en matière d’organisation et de publication des résultats».