Avocat et membre de l’opposition, Anges Kevin Nzigou a déposé un recours auprès du Centre gabonais des élections (CGE) pour «la distraction des élections locales pour ne tenir que les élections législatives conformes à la liste électorale révisée».

Anges Kevin Nzigou. © D.R.

 

Annoncé le 7 août à Libreville par le Centre gabonais des élections (CGE), le jumelage des élections législatives et locales est une mauvaise surprise pour certains acteurs politiques. C’est le cas de Anges Kevin Nzigou. Dans un recours déposé au CGE, le 13 août, l’avocat et membre de l’opposition a souhaité une réforme de l’ensemble des décisions relatives au scrutin prévu le 6 octobre prochain.

Anges Kevin Nzigou a demandé «la distraction des élections locales pour ne tenir que les élections législatives conformes à la liste électorale révisée». Et, de «communiquer une nouvelle date des élections législatives en conformité avec les dispositions des articles 16a et 17 de l’ordonnance 00004/PR/2018». L’avocat estime en effet que le CGE, intervenant en aval du processus électoral, a «outrepassé ses pouvoirs en décrétant le jumelage des élections législatives locales violant ainsi les prescriptions légales antérieures à son action».

Résultat des courses, «le jumelage envisagé est donc illégal en ce qu’il viole les procédures préalables échappant à la compétence du CGE, en l’occurrence la révision des listes électorales. Et, en ce qu’il s’appuie sur des actes préparatoires exclusivement envisagés pour les élections législatives dont il importe, au nom du respect de la règle de droit, d’en reporter la convocation au-delà̀ du 6 octobre 2018», a argumenté Anges Kevin Nzigou.