Le sénateur du 1er siège dans le 2e arrondissement de Libreville a annoncé jeudi qu’il ne prendra part ni aux législatives ni aux locales prévues pour octobre prochain.

Jean Eyeghe Ndong, le 23 août 2018, à Nkembo (Libreville). © Gabonreview

 

Silencieux ces derniers jours, alors que beaucoup s’interrogeaient sur sa position à la suite de l’annonce par le Centre gabonais des élections (CGE) du jumelage des législatives et des locales, Jean Eyeghe Ndong s’est officiellement prononcé ce jeudi 23 août à sa permanence politique. Le sénateur du 1er siège dans le 2e arrondissement de Libreville a déclaré qu’il ne prendra part à aucune des deux élections prévues pour octobre prochain.

A l’endroit de ceux qui le disaient «coincé» voire «piégé» par le pouvoir, l’opposant qui continue de revendiquer la «victoire» de Jean Ping à la présidentielle d’août 2016 a répondu qu’il n’en était rien. Il s’est d’ailleurs dit «étonné» de l’intérêt porté par certains à son endroit. «Un intérêt qui n’est pas politiquement sain», a jugé le sénateur, tout en justifiant son refus de participer aux prochaines élections par son «éthique» et sa «probité». Pour Jean Eyeghe Ndong, «un homme politique doit être constant».

Profitant de sa sortie, l’ancien Premier ministre a également répondu aux «anti-Eyeghe Ndong» qui l’ayant récemment appelé à la démission. «Personne ne me forcera à démissionner. Je le ferai de mon propre gré si je le juge nécessaire», a-t-il déclaré avant d’affirmer être la principale cible d’«une guéguerre», y compris au sein de l’opposition proche de Jean Ping.