Le président de la coalition des associations ayant pris part à la phase citoyenne du dialogue national d’Angondjé, Karim Nziengui annonce que sa structure présentera des candidats lors des prochaines élections législatives.

Karim Nziengui, le président de la Coalition des associations des jeunes et des femmes ayant pris part à la phase citoyenne du dialogue national. © D.R.

 

La victoire d’Emmanuel Macron à la dernière présidentielle française aurait-elle donné des idées à la société civile gabonaise ? On serait tenté de répondre par l’affirmative. Sinon, comment comprendre les velléités de certaines associations et groupes d’associations nationales, ouvertement affichées ces derniers jours ? C’est notamment le cas de la Coalition des associations des jeunes et des femmes ayant pris part à la phase citoyenne du dialogue national d’Angondjé. A la faveur de son premier conseil, mardi 6 juin à Libreville, Karim Nziengui, le président de cette plateforme, a annoncé que celle-ci présentera des candidats aux prochaines élections législatives.

«Nous ne faisons pas de la politique, mais lorsqu’il s’agira des élections législatives, la société civile présentera ses candidats par le biais de la coalition», a annoncé Karim Nziengui, ancien animateur de télévision, président de l’Association de valorisation de la médecine traditionnelle au Gabon (Vametra) et du Réseau des initiés du Gabon. En prélude à ces élections, la Coalition des associations du dialogue citoyen, qui se présente comme «une locomotive qui entend défendre les valeurs du peuple gabonais, précisément celles des jeunes et des femmes», envisage déjà de mener un ensemble d’actions sociales et politiques à travers le territoire national.

Pour Karim Nziengui et ses compagnons, la participation de leur coalition aux prochaines législatives est également motivée par un objectif : la contestation du statut de leader de l’opposition attribué à certains partis politiques ou personnalités. «Nous avons contesté, et nous continuons à contester le statut de chef de l’opposition. Qui est (réellement) opposant au Gabon ? Qu’on nous donne les critères du statut d’opposant au Gabon. Si être opposant, c’est insulter les institutions et mettre les jeunes dans la rue pour qu’ils deviennent de la chair à canon, c’est donc dire que demain, nous pourrons tous devenir des opposants», s’est interrogé le président de la Coalition, tout en invitant le président de la République à établir «un lien direct» avec la société civile censée représenter le «vrai» peuple gabonais.

Par ailleurs, Karim Nziengui et ses compagnons, au terme du premier conseil de la Coalition, ont dit avoir pris connaissance des actes de la phase politique des assises d’Angondjé. Problème, leur plateforme n’a pas été sollicitée pour le suivi de ceux-ci. «Nous demandons au chef de l’Etat d’associer la Coalition des associations des jeunes et des femmes du dialogue au comité de suivi des actes du dialogue national. Il faut qu’on respecte le format dudit dialogue. Il y a eu une phase citoyenne et une autre politique lors de ces assises. Il est anormal que ce comité ne soit piloté que par les acteurs ayant pris part à la phase politique du dialogue national.»