Engagé dans une tournée de présentation et d’installation des bureaux de coordination au sein des arrondissements de la capitale, le parti Les Démocrates qui a fait sa première sortie par le 6e arrondissement de Libreville, le 11 mai dernier, veut exploiter l’option des législatives pour conquérir le pouvoir.  

Les Démocrates ont fait leur première sortie, le 11 mai 2017 à Nzeng-Ayong. © Gabonreview

 

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Le parti «Les Démocrates», l’un des derniers nés des partis de l’opposition gabonaise a annoncé le 11 mai dernier, à Libreville, son intention de prendre part aux prochaines élections législatives. Pourtant membre de la coalition des partis de l’opposition, cette formation politique veut se départir de l’immobilisme dans lequel le pays est plongé depuis le début de la crise post-électorale, alors que Jean Ping qui se réclame «président élu» des Gabonais, continue d’appeler à la résistance.

«Jean Ping a gagné l’élection, mais c’est Ali Bongo qui détient la pouvoir. Que voulez-vous ? Que nous soyons là assis, à pleurnicher et croiser les bras ?», s’est interrogé le président du parti Les Démocrates, en réponse à une question sur la démarche de résistance adoptée par sa famille politique. Sans se désolidariser de l’approche visant à évincer Ali Bongo du pouvoir, vœux du camp de Jean Ping, Guy Nzouba Ndama a dit que les élections législatives sont l’apanage des partis politiques.

«Les élections législatives c’est l’affaire des partis politiques. Notre parti est un parti de gouvernement, nous aspirons prendre le pouvoir», a relevé l’ancien président de l’Assemblée nationale, notant que parmi les moyens connus pour la prise de pouvoir, trois moyens sont notamment offerts. «Par l’élection présidentielle, par un coup d’Etat ou encore par le moyen d’une majorité parlementaire», a-t-il lancé.

Pour lui, l’accession au pouvoir par l’élection du président de la République n’a pas permis de gouverner avec le candidat élu Jean Ping, parce que c’est bien son challenger qui dirige. La seconde hypothèse ne rencontre pas les valeurs politiques que prône son parti, une option antagoniste aux «Démocrates» qu’ils sont. La troisième selon lui, reste la seule ouvrant à son parti l’opportunité d’un accès au pouvoir.

Interrogé sur la possibilité de s’octroyer une majorité à l’issue de ces élections futures, Guy Nzouba Ndama estime que son parti n’a pas la prétention de l’emporter tout seul. Dans le scénario vraisemblable d’un scrutin revenu à deux tours, le président du parti pense qu’une entente avec la coalition devrait asseoir une stratégie tendant à soutenir ensemble le candidat issu d’un parti membre de la coalition admis au second tour.

Auteur : Alain Mouanda