L’ancien Premier ministre a partagé le 17 février avec les membres de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), le fruit de ses réflexions autour de la question de la participation ou non des partis politiques de l’opposition fédérés autour de l’ancien candidat Jean Ping aux prochaines législatives.

Eyeghe Ndong dit non à la dislocation de la CNR !. © Gabonreview

 

La question d’une participation ou non de la Coalition pour la nouvelle République se pose aujourd’hui plus que jamais au sein du bloc de l’opposition dite «radicale».

© Gabonreview

Si pour certain, c’est une «occasion pour le peuple gabonais, résolument acquis au changement d’offrir à la Coalition pour la nouvelle République une tribune institutionnelle d’expression de la légitimité de ses membres, pour poursuivre et renforcer l’objectif de libération du Gabon», pour d’autres parmi lesquels le sénateur du deuxième arrondissement, cette participation, «serait interprétée comme un recul, un renoncement, une manière de tourner le dos à l’idéal commun et de renforcer le maintien d’Ali Bongo à la tête de l’Etat».

Selon Jean Eyeghe Ndong, la participation d’une partie des partis membres de la Coalition pour la nouvelle République aux législatives détruira la dynamique de l’esprit du 16 août 2016 et affaiblira la mobilisation autour de l’ancien président de la Commission de l’Union africaine.

Ces dissonances de points de vue ne participeraient qu’à la division de la Coalition, estime-t-il. Elles ne servent pas les intérêts du peuple gabonais qui «a décidé de manière déterminer à combattre le système politique actuel jusqu’au bout».

© Gabonreview

«Je veux résolument croire que notre classe politique de l’opposition est en phase avec l’élu du 27 août 2016 et bien entendu avec le peuple. Empêchons de toutes nos forces, que ne se lézarde la Coalition pour la nouvelle République», a déclaré l’élu de Nkembo, assurant, «nous voulons construire notre pays, sur des bases qui sont différentes de celles d’aujourd’hui. Alors, il nous appartient de tout mettre en œuvre pour cela. Se fourvoyer dans les solutions à courte vue sans perspective rassurante, ne mène qu’à des impasses. A des voies sans issue et n’ont pour conséquence qu’à installer confortablement dans ses meubles, le système que nous combattons».

Pour le fidèle allié de Jean Ping, ces agitations seraient susceptibles de pousser le peuple de la résistance à la révolte contre la classe politique de l’opposition. «Monsieur Ping ayant gagné les élections dans les urnes, personne ne serait fondé à lui reprocher quand il revendique la vérité des urnes. Ceci n’interpelle-t-il pas au plus haut point la classe politique de l’opposition et ne l’oblige-t-il pas politiquement et moralement à adopter une position qui ne soit pas susceptible de prêter à équivoque ? Autrement dit, pouvant être assimilable à de la compromission ou à de la capitulation face au pouvoir ?», a-t-il interrogé.

Pour conclure, Jean Eyeghé Ndong a lancé un avertissement à ses camarades : «Nous serons jugés par nos enfants et nos petits-enfants, à l’aune des actes que nous posons aujourd’hui».