Trois semaines avant la tenue des élections législatives et locales 2018, l’Union européenne a invité les autorités gabonaises à œuvrer pour des élections équitables.

Gabriel Mariya chef de la mission d’observation électorale de l’Union européenne. © eeas.europe.eu

 

Les élections législatives et locales d’octobre devraient être les plus équitables possibles. Tel est le vœu formulé par l’Union européenne avant ce processus électoral qu’elle juge crucial pour le Gabon.

Par le biais d’une déclaration prononcée à l’occasion de la 39e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, tenue le 11 septembre à Genève, en Suisse, l’UE a exhorté «le gouvernement à assurer un processus électoral équitable, inclusif et transparent, propice à des résultats crédibles».

L’UE craint en effet une résurgence des violences issues des constatations postélectorales, comme celles ayant endeuillé et meurtri le Gabon lors de l’élection présidentielle de 2016, dont le bilan exact des victimes n’est toujours pas connu jusqu’à présent. Ce d’autant qu’aucune enquête sérieuse n’a été menée pour déterminer aussi bien les commanditaires que les exécutants des actes enregistrés.

Pour l’UE, les futures élections devraient également constituer une occasion pour les Gabonais de se réconcilier, pour recoudre le tissu social déchiré depuis 2016. En effet, certains acteurs politiques se regardent toujours en chiens de faïence, quand certaines familles disent encore chercher leurs proches disparus.

Selon le calendrier du Centre gabonais des élections (CGE), la campagne pour les deux scrutins débutera le 25 septembre pour s’arrêter le 5 octobre, la veille du premier tour prévu le 6. Le second tour aura lieu le 27 octobre.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga