Si son parti, le Centre des libéraux réformateurs (CLR), prendra vraisemblablement part aux prochaines législatives, Jean-Boniface Assélé a promis de sortir les crocs si le partage de son fief électoral se fait comme prévu par le gouvernement.

Jean-Boniface Assélé, le président du CLR. © D.R.

 

Depuis sa création en septembre 1992, le CLR n’a pas manqué un seul rendez-vous aux élections législatives au Gabon. Ce n’est pas pour celles devant avoir lieu cette année que la tradition de ce parti de la Majorité républicaine et social pour l’émergence (MRSE) va changer. Le CLR, qui «n’est pas partisan de la chaise vide» devrait donc y prendre part. Une condition existe tout de même, qui a été brandie mercredi 17 janvier à Libreville, par son président. Celle-ci tient au fait que le redécoupage électoral touchant son fief ne lui convient pas tout à fait.

«Irons-nous aux élections législatives avec un redécoupage sorti d’un décret qu’on a fabriqué pour prendre les quartiers des autres ?» s’est interrogé Jean-Boniface Assélé sur Radio Gabon, jeudi 18 janvier. Il a promis que «ça va barder» si cette question n’est pas réglée avant les prochaines législatives.

Le conseiller municipal du 3e arrondissement de la commune de Libreville n’a pas beaucoup apprécié en effet que certains quartiers (PK6, PK7, Awendjé, Belle-Vue) initialement localisés dans sa circonscription électorale apparaissent désormais dans les 4e et 5e arrondissements de la capitale. «Nous ne l’accepterons pas !» a annoncé le président du CLR, qui aurait souhaité que sages, cadres et notables des quartiers concernés soient consultés avant ce redécoupage.

Pour Jean-Boniface Assélé ce redécoupage «a été fait à dessein» pour lui ravir ses «partenaires» et ses électeurs. Seulement, ce redécoupage électoral décrié par le président du CLR est une des résolutions du dialogue politique d’Angondjé auquel son parti avait pris part.