Les élections législatives qui auraient dû se dérouler en cette année 2017 qui s’achève risquent de subir un nouveau report. C’est du moins ce que suggère et préconise la Commission ad hoc paritaire chargée du suivi et de l’évaluation des Actes du Dialogue politique.

Eric Dodo Bounguendza (à gauche) et Mathieu Mboumba Nziengui pilotent la commission ad-hoc paritaire. © D.R.

 

Réunis le 14 décembre  pour le lancement de leurs activités, les membres de la Commission ad hoc paritaire chargée du suivi et de l’évaluation des Actes du Dialogue politique d’Angondjé ont entamé l’examen des mécanismes de mise en application de nombreux textes retenus lors de ces assises.

Premier élément déterminant de cette rencontre, les participants aux travaux ont émis des réserves quant à l’organisation, dans les délais prévus, des prochaines élections législatives.

L’un des rapporteurs de cette commission, représentant l’opposition, a exclu radicalement sa tenue en avril prochain. Selon Daladié-Hubert Minang Fils, «les élections législatives, pour la Commission de suivi et évaluation des Actes du Dialogue, ne pourraient pas avoir lieu dans un proche avenir».

Le Rapport et les Actes du Dialogue prévoient en effet un redécoupage des circonscriptions électorales. Or, à ce jour, aucune étude n’a été entamée dans le cadre de ce chantier. Le fichier électoral ainsi que le Code électoral devraient également être revus et corrigés. Tout cela constitue, selon les membres de la Commission, autant d’éléments qui, mal maîtrisés, pourraient conduire à de nouvelles contestations et débordements. «Il ne faudrait plus que ce qui s’est passé antérieurement se reproduise, et que les démons d’antan reviennent», a mis en garde le Co-rapporteur de la Commission représentant l’opposition.

S’achemine-t-on une nouvelle fois vers le report de ce scrutin? A en croire plusieurs membres de cette Commission, leurs travaux ne pourraient s’achever, au plus tôt, que dans un délai de deux ans. Ce qui sous-entend que les législatives ne pourraient se tenir qu’après cette échéance.

Le gouvernement va-t-il une fois de plus forcer le destin ? Consciente de cette éventualité, la Commission a prévenu qu’il n’appartenait à aucune institution de la République de lui imposer un quelconque rythme de travail.